Quai des Bulles 2013- Interview Thimothée Montaigne: un dessinateur devant la chance de sa vie

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Le Troisième Testament fait partie des séries des années 90 en passe d’acquérir un statut de « classique ».

Sa série dérivée, Julius, a malheureusement fait parler d’elle pour le changement de dessinateur qu’elle a connue. Robin Recht se trouvant obligé de ne pas poursuivre.

Thimotée Montaigne lui a succédé, et je voulais en savoir un peu plus sur cet homme relativement peu connu, débarquant sur une des plus grosses séries de l’éditeur Glénat.

_ Thimothée, c’est en 2007 qu’on commence à te voir sur un gros projet, la couleur de Long John Silver…

_ Alors non, correction. C’est une couille qui a circulé sur internet (NDR: Elle circule toujours) . En fait  j’ai fait l’école Pivault, à Nantes, où j’avais un prof qui s’appelle Erik Juszezak. Lui il m’a plus ou moins introduit chez Lauffray, parce que j’adorais déjà le taf de Matthieu. Il m’a dit qu’il cherchait un assistant pour l’été, il m’a filé son numéro, et je devais me démerder. Donc je l’ai appelé et je me suis retrouvé dans son atelier à Paris. Assistant…

En fait Matthieu a écrit sur le bouquin « merci à Tim pour son assistance précieuse sur les couleurs ». J’ai jamais mis un gramme de couleur, ça aurait été trop d’honneur. Non, moi, en fait, je mettais du drawing gum dans les bulles et autour des cases. Je préparais ses planches à la couleur. C’était un taf de merde, par contre j’étais en atelier avec Alex Alice, Robin Recht et Matthieu. Du coup, ça a été mon point de départ dans la bd. J’étais avec eux H24, je les écoutais parler, on échangeait, et ils m’ont amené une base de réflexion, une façon d’aborder la bande dessinée.

_ En ce moment, dans les interviews que je fais ça revient souvent, ce boulot en studio. Est-ce que tu as pu discuter avec des collègues dessinateurs qui ont été plus dans leur coin? Est-ce que tu connais leurs ressentis? Parce que visiblement, le travail en studio, c’est un super moyen de progresser.

_ Ca dépend des mecs. Faut juste trouver les bonnes personnes pour pouvoir s’enrichir de l’expérience de chacun et éventuellement se partager du taff. Moi je bosse avec quelques gars comme ça, avec qui on se file des coups de main, ça, c’est cool. Malheureusement c’est rarement le cas, tu as souvent des problèmes d’égo.

_ On perçoit plus ce métier comme un métier de solitaire?

_ Ouais, j’ai tenté l’atelier et j’ai trouvé que c’était une expérience nulle à chier pour moi parce que les gens qui étaient là, ça n’allait pas du tout dans ma perception de l’atelier. C’étaient des mecs qui bossaient très bien tout seul, mais qui avaient besoin de créer un lieu de rupture d’avec leur lieu de vie. Et ils allaient pointer à l’atelier, faisaient leurs heures et se barraient. Du coup, y’avait aucun échange, je trouvais ça nul à chier. Moi ce que je fais maintenant, c’est que je bosse souvent avec quelqu’un, mais via Skype. Je bosse énormément avec Jean Bastide, parce qu’on a la même vision, on se marre bien, et qu’on a pas besoin d’être à fond dans le taff, on peut se parler. On s’apporte des choses, on partage notre boulot, chacun donne son avis, c’est super enrichissant. Mais c’est quand même compliqué, tu sais, c’est souvent des personnalités assez fortes, donc faut trouver les bonnes personnes. Après, l’avenir du truc…

_ Donc tu te formes auprès  d’Alice, Lauffray, Recht, un trio de dessinateurs solides. Est-ce sue tu penses que sans ça tu serais allé aussi vite?

_ Moi, ça a été la révélation. Après c’est pas des mecs qui m’ont parlé de technique. C’est plus une espèce d’approche abstraite de la narration. Ils m’ont donné un point de départ, une base de réflexion. J’avais plein de questions, c’était très flou, et ils m’ont amené les questions essentielles qui m’ont permis de commencer à travailler, à explorer ça. J’avais l’impression de me retrouver devant un point de départ, une pyramide d’évolution. Après, tu découvres tout seul à force de tomber des pages, de recopier pierre, paul ou jacques. T’apprends, et ça avance petit à petit. Mais au moins, ces mecs m’ont apporté une réflexion. J’ai jamais fait un dessin quand j’étais chez Lauffray. Mais c’est bien de rencontrer ces gens, ils te permettent de te poser les bonnes questions.

le-cinquieme-evangile-tome-1_ Quand tu finis avec eux, peu après tu commences le Cinquième Evangile, comment tu te retrouves à bosser avec Jean-Luc Istin?

_ J’ai été repéré. J’ai quand même un parcours assez cool. Je faisais l’école Pivault et y’avait un jury de fin d’étude avec que des pros, dont des mecs de chez soleil. On m’a repéré comme ça. On s’est mis en contact avec Jean Luc Istin, et on a monté ce truc là. Ca c’est fait facilement, j’ai pas connu la galère de monter un dossier avec un pote, de se faire envoyer chier quinze fois, j’ai eu cette chance d’être récupéré tout de suite. Mais c’était une période moins difficile qu’aujourd’hui. Je suis pas sûr que j’aurai pu signer le Cinquième Evangile, aujourd’hui. Mais bon, ça s’est plutôt bien goupillé.

_ J’interrogeais Alain Brion, qui dessine Excalibur Chroniques, pour Jean-Luc Istin, qui disait qu’il avait une grande marge de manoeuvre. Toi, tu bosses avec lui au sortir de l’école, avec un auteur qui a une bibliographie assez riche, une place éditorial chez Soleil, comment il te prends en main ce scénariste?

_ Humainement, ce sont des gens que j’aime beaucoup, mais en début de parcours je me suis trouvé assez seul. Ils te font confiance et je manquais cruellement de retours dans mes débuts. Beaucoup souhaitent cette liberté de manœuvre mais moi, à l’époque, je débutais et j’avais un sacré manque de confiance en mon travail! J’aurais aimé qu’on me tienne plus la main!  Ca a été assez dur pour moi, ils ont une façon de bosser qui n’est pas rassurante. Il faut remettre ça dans le contexte, quand j’ai débuté, on me proposait un rêve. Moi j’ai eu un parcours de vie professionnel pas top avant de reprendre mes études. J’ai fait mon petit parcours! Et là on me dit, mec tu peux vivre du dessin.  je n’y connaissais rien. On me proposait un rêve!

Pour revenir sur la façon de travailler de mes débuts,  ça m’a déplu petit à petit, parce que, beaucoup de scénaristes dans la bd ont une façon d’écrire spontanée. Ca manque un petit peu de structure je trouve! Ils balancent des idées dans un tome un et en fonction, ils amènent les réponses sur le tome suivant (si ça ne se vend pas) ou sur plein d’albums (si ça marche). Du coup le rythme des albums est très inégal! Certains détails prennent de l’importance alors qu’au début, il n’en avaient pas… On se retrouve avec un personnage secondaire qui peut finalement devenir important et je trouve ça problématique! Les design que je crée ne sont pas forcement au top sur ces perso là. L’histoire s’écrit au fur et à mesure. Il y a le début, la fin, mais il faut créer au rythme de l’album, l’entre deux. De ce fait, on reçoit les pages au compte-goutte et je n’arrive pas à m’immerger dans un univers de cette façon!

Je suis quelqu’un de très pro, j’aime quand c’est carré, que je puisse vraiment me mettre dedans. Quand je suis arrivé à bosser avec Alex (Alice), tu as un album story-boardé du début à la fin, l’histoire est écrite en détail du début à la fin, c’est carré, y’a de la doc… c’est pro. Très pro.  C’est top. Et ça m’est devenu un peu insupportable de bosser comme avant, sans filet. C’est un peu pour ça que je  suis parti. Parce que j’avais mes idéaux, à l’époque,  que je ne savais pas trop faire de concessions. Alors je suis allé faire Malicorne chez 12 Bis, où j’avais l’impression qu’on était plus attentif à tout ce travail là, ce dans quoi j’étais à l’époque. Une vision qui me correspondait plus. Plus « sérieuse ».

_ Tu t’es accordé des bulles de respiration avec Malicorne? Parce que tu faisais un tome, puis un Evangile, puis tu y revenais…

_ C’est exactement ça. Mais il faut replacer dans le contexte. J’avais une vision idéale de ce milieu. J’avais plein de prétentions, je rêvais de devenir un jour un Lauffray. Des trucs de jeunot qui ont envie. Du coup, cette façon de travailler me décevais parce que ça cassait complètement ma conception du métier. Je manquais totalement de lucidité sur le milieu de l’édition. J’avais l’impression que 12 Bis, qui était jeune, avait plus  besoin de moi et qu’ils seraient attentifs à toutes mes attentes artistique. Mais j’en suis vite revenu. Avec le recul, je me dis que j’aurai du faire le cinquième évangile, dans les règles et pas me parasiter. Même si Malicorne était une super expérience, je me suis mis dans des situations un peu compliquées. Je n’avais pas le profil pour tenir deux projets en même temps!Malicorne--tome-1

_ Tu te retrouves un peu à la maison, maintenant, du coup, avec Julius? Les mecs qui t’ont conseillé, cette fois-ci, tu te retrouves sur un pied d’égalité avec eux.

_ A ma grande surprise, oui. C’est super… J’ai étudié, j’ai repompé Alex dans tous les sens et maintenant… Tu sais, c’est marrant…

Le vrai truc super c’est que j’ai toujours assumé difficilement mon travail, j’ai toujours trouvé que je faisais de la merde…. Truc maladif, un peu. Et en fait je me suis retrouvé à faire Julius, l’album le plus ambitieux que j’ai eu à faire. Il y a des enjeux commerciaux, et je bosse pas avec Joe le clodo, tu vois. Avec Alex, avec Xavier (NDR: Dorison)… Du coup, tu as une grosse pression. Alex suivait mon travail, les différentes séries. Et ils me disaient tous que c’était bien, au studio, mais dans ma tête moi je pensais qu’ils le disaient pour être sympa. On ne joue pas dans la même cour. Et là, le fait qu’Alex, ce soit pour lui le taff (et tout ce qui est estampillé Alex c’est du 100% ou rien, il met sa réputation en jeu), il est énormément attentif au truc. Alors le fait qu’il valide mon travail, je sais qu’on rigole plus. Là il est complètement sincère, et ça m’a enlevé un poids énorme, car je me suis dit que finalement- je veux pas faire le prétentieux, mais que je faisais pas tant de la merde.

Et donc, je peux continuer à faire tout ce que je fais comme avant, juste être honnête et faire bien les choses. Avec les trucs qui vont pas et les trucs qui vont, mais j’ai plus qu’à me contenter de faire ce que je peux. Et je sais que ce n’est pas complètement nul. Ca m’enlève un poids. Avant j’étais tout le temps en ébullition, j’en souffrais un peu. C’est une libération. C’est l’album le plus ambitieux que j’ai eu à faire, et c’est celui que j’ai fait le plus facilement.

_ Tu as eu la pression, quand ils sont venus te voir? Pour ceux qui l’ignorent, Robin Recht était le dessinateur, devait faire le deuxième tome, mais il n’a pas réussi à aller au bout. Et on a fait appel à toi. Derrière, il y avait une pression éditoriale. Toi, tu débarques là dedans, tu arrives à gérer ça?

_ Je sais même pas comment ça s’est passé, au final, cette histoire. Bon, au début tu te chies un peu dessus, mais l’équipe est tellement bien, c’est tellement motivant de bosser avec Alex… C’est un mec il est investi à 200% dans son travail. Du coup, si j’ai un doute, un coup de fil, un mail ou un skype, t’as ta réponse dans la demi-heure. Ca va très vite, t’es jamais avec tes doutes, et c’est ultra-motivant pour travailler. De suite j’suis entré dedans à gazer. Pour moi, on m’a proposé la chance de ma vie. Sachant que j’avais décidé d’arrêter la bd, quand ils sont venus me chercher.

_ Malicorne, ta déception était trop forte?

_ J’avais décidé d’arrêter parce que je m’épuisais à faire ça pour pas de pognon, et ça commençait à me faire chier. Du coup, je comptais me recycler, Alex vient me proposer de reprendre ça, je le reprends… On te propose la chance de ta vie, t’as pas envie de foirer le coup. Tu t’arraches, tu donnes tout ce que tu peux. C’est vrai que j’ai même pas pensé à tout ça, j’ai juste eu envie de faire ça bien. Je me suis mis illico au boulot à me déchirer. A me dire qu’il fallait que ça sorte le plus vite possible, pour voir comment ça prendrait, et voir si la série était pas complètement morte. Et voir comment les gens prendraient le changement de dessinateur. Et puis voilà, je me disais que chaque année on allait essayer de sortir le bouquin et de montrer qu’on est là. Bref…. Finalement ça va.Le troisième testament Julius tome 3 story-board extrait

_ Arrive donc le tome 3. Sur le tome 2, tu as eu un story-board ultra-détaillé, est-ce que tu as eu plus de liberté, sur ce nouvel album?

_ En fait, c’est une fausse impression de cloisonnage, ou je sais pas quoi. Je suis très libre, dans mon travail. Alex, la narration c’est son truc, il fait ça très bien. Le Troisième Testament, c’est SA mise en scène, il faut que ça le reste. C’est lui qui fait des surdécoupages à 15 ou 16 cases et arrive à rendre ça intense et lisible. Les story-boards d’Alex, ce qui est super, c’est que tu as toutes les grandes intentions. Mais les images sont pas là, et mon travail, c’est d’en faire justement des images, de ces trucs là.  Exemple, dans le premier, y’avait la double page sur Babylone. Alex il m’avait mis une ligne d’horizon, deux points et fuite et m’avait marqué « Babylone » … A un moment donné c’est à toi de composer pour que ça ait de la gueule. Donc finalement on se comprend très bien, sur les intentions. Je connais bien son taff, je vois très bien où il veut en venir quand il pose trois traits, c’est à moi de composer les images pour communiquer au mieux ces intentions.

_ Est-ce que tu viens de temps en temps mettre ton grain de sel en proposant un autre cadrage, ce genre de choses?

_ Oui, il y a eu quelques petites choses de changées, d’améliorer, il est vachement à l’écoute. Il est pas super directif, il empêche rien. Tant que c’est justifié, tant que ça enrichi le truc, il est ouvert à toute propal. Donc oui, y’a des fois on a bougé des choses, sur l’écriture, sur les persos. C’est pas du tout un taff super directif. Alex a le fin mots de tout, mais il est pas du genre « fait ça, boum, boum rideau », tu vois. C’est vraiment un beau travail d’équipe. Enfin moi, j’en suis super content.

_ Et il t’embarque pour un moment, dans son aventure?

_ A la base c’était quatre tomes, ça reste quatre tomes. Donc moi il me reste deux tomes à faire. En sachant que le tome 2 a été splitté en deux parties par soucis de délais. C’est quatre gros albums normalement. Tout est posé, verouillé, au niveau de l’histoire. Moi, finalement, c’est pas grand chose. Deux tomes, je vais essayer de les plier en deux ans, même si la pagination augmente, et que ça va être de plus en plus ric-rac. Mais sinon il se fait vraiment plaisir, dans une série épique. Le troisième testament, c’était plus de l’enquête, tu avais moins d’aventure, d’action. Là, tu as des scènes complètement hallucinantes qui arrivent dans les albums, des trucs de tarés.

_ Dans ce tome 3, si tu avais une scène que tu pourrais évoqué?

_ Y’en a gavé…

_ Une qui t’a vraiment fait plaisir comme dessinateur, et même comme lecteur avant de la dessiner?

_ Le problème c’est que tout est mortel. Moi j’adore. Quand je reçois le story-board d’Alex, le prends le bordel, et je lis la bd un an avant. Je lis le truc et chaque scène me fait kiffer. Après c’est une galère parce que j’ai des décors de bâtard. Tu sais, je visualise bien le truc, je vais en chier ma race. J’adore ce qu’il met, mais ça va être l’enfer. Là, le prochain, je te raconte même pas le truc, il a pété le budget. T’es au delà du blockbuster. Mais du coup, ça m’épuise d’avance, les séquences. C’est un truc de malade.

Là dans le bouquin qui arrive, t’as une partie jungle, y’a plein de trucs super mais ça a été un enfer à dessiner. Une vrai galère. Après t’as toute la partie montagne, enneigée, ça a été plus facile pour moi.

Mais voilà. Je pourrais pas te dire un truc que je préfère ou quoi. C’est un plaisir à la lecture, et après, faut y aller, fait que j’assure. J’ai rarement du plaisir à la réalisation, j’ai pas une réalisation facile. Je bataille beaucoup, je bosse beaucoup, c’est pas assez rapide pour que j’ai l’impression d’être au taquet. Mais bon, voilà, à la lecture, je me régale. Quand y’a les méchants qui arrivent, tu verras, t’as une tour du silence. Ils sont à bout, les mecs en ont pris plein leur gueule, ça fait des mois qu’ils en chient, ils arrivent dans la jungle, en Inde. Ils pensent que c’est le jardin d’Eden, y’a de l’herbe partout, des arbres, ils se disent c’est super. Et ils arrivent dans un enfer vert où c’est la misère, pire que tout, et au bout de ce truc ils sont poursuivis par des mecs, ils se réfugient dans une tour du silence, qui est un espèce de truc où les mecs posent leurs cadavres pour se faire bouffer par les vautours (NDR: Rite Zoroastrien). Il les a conduit au fin fond de la misère tu vois. Et là ils se retrouvent confrontés aux mecs de la horde, les corbeaux, sous l’orage. C’est une scène elle a une gueule… Les mecs, les éclairs, la gueule… C’est la première fois où on les rencontre vraiment dans Julius, où ils sont confrontés direct à ces mecs là. Ca c’est une scène qui envoie à mort, qui a une gueule d’enfer. C’est une espèce d’arène où ils stockent les morts, ils se frittent, et là boum, y’a de l’orage, ils lèvent la tête et t’as tous les mecs de la horde qui sont sur le dessus du truc et qui les regardent. T’as une super ambiance, c’est génial. T’as plein de phases comme ça qui sont ouf. Quand t’as Sayn et Julius qui sont au fond des montagnes, toujours plus haut dans le blanc, c’est top. T’as plein de scène qui sont hyper grandioses. Ils se retrouvent dans un temple bouddhiste.Le troisième testament Julius tome 3 extrait

_ Y’a quelques années, tu voulais arrêter, tu te sens comment, maintenant, dans ce monde là?

_ J’ai pas de… tu sais, le marché est tellement compliqué tellement changeant… Je sais que je suis pénard pour deux albums, alors j’en profite. Je me projette pas trop. C’est cool, ça augmente ma côte auprès des éditeurs, mais je sais pertinemment que si je dois retourner bosser pour la gloire et la foi dans le 9e art, j’arrêterai. C’est bien aussi de pouvoir remplir son frigo. Là c’est cool, mais je me projette pas vraiment. Mais la bd, je vais pas m’accrocher. C’est très dur, très compliqué, et j’ai l’impression que ça s’arrange pas.

2 réflexions sur “Quai des Bulles 2013- Interview Thimothée Montaigne: un dessinateur devant la chance de sa vie

  1. Je me souviens de notre première rencontre, il venait de sortir son premier « évangile » et il hésitait sur ses traits, il voulait absolument réussir ses dédicaces, il fallait qu’elles soient impeccables (je suis content d’ailleurs, ça m’a fait un super dessin).

    J’ai pas vu ce qu’il avait fait sur le 3ème testament mais son Malicorne est vraiment bien… dommage que 12bis ait eu ce redressement en chemin. Je sais que Glénat a racheté le catalogue, du coup je pensais que le tome 2 (qui clôt le diptyque) allait paraître un jour ou l’autre. Quand je lis ton interview, j’ai de gros doutes, et c’est bien dommage.

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