Quai des Bulles 2013: Bilan du Vendredi

Départ de Rennes vendredi matin, j’ai dans l’idée de ne pas arriver trop tard sur place. Je dois attendre de prendre mon accréditation presse (merci Hervé pour me l’avoir suggéré), mais j’espérais pouvoir le faire avec un peu plus d’avance, histoire d’aller faire de la dédicace plus rapidement. J’avais peu d’interviews le vendredi, peu de rendez-vous, je me disais que ce serait l’occasion d’en faire avant un samedi TRES chargé. Et là, je dois dire qu’attendre, avec la mer devant soit, c’est juste grandiose, ça aide à faire passer le temps. Hervé vient me tenir compagnie pour les vingt dernières minutes. Badge en poche, je peux aller faire la queue. Intéressant, il y a une file spéciale pour les badges, et ça rentre vite. Une fois vérifiée l’heure des tickets pour les dédicaces de Maël, je m’enfonce dans le festival à la recherche du stand Soleil. J’avais vérifié, il y avait des auteurs qui me branchaient attendus dès l’ouverture.

Je vais donc me poser dans une file d’attente. Déjà, surprise, il y avait une dizaine de personnes devant moi, et rapidement autant derrière. Pour un auteur qui avait sorti peu d’albums, j’étais surpris. Mais bon, je prends mon mal en patience. 10h arrive, personne. J’attends. 10h10, je commence à me lasser. Le stand Boîte à Bulle me fait de l’œil derrière moi, j’avais à y passer. 10h15, je commence à regarder sérieusement la montre. Mais toujours personne. Cinq minutes plus tard, j’en viens à me poser une question existentielle qui va changer mon week-end: mais qu’est-ce que je fous là à attendre un auteur  dont j’apprécie juste le travail, qui me fera sans doute un dessin simple, normal, et qui me prends tant de temps d’attente? C’est quoi le sens de tout ça? Du coup, je quitte la file d’attente. La chasse à la dédicace, telle que je la pratiquais il y a dix ans, ça ne me parle plus. J’ai envie de rencontres, de prendre du temps pour des auteurs que j’estime tout particulièrement. Y’a un paquet de bouquins venus avec moi sur St Malo, qui resteront dans le sac.

Et je file sur la Boîte à Bulle, rencontrer Jordane qui y travaille, et avec laquelle nous avions convenu de profiter de l’occasion pour nous rencontrer. Mettre des visages sur des relations mail, c’était aussi ça, mon but du week-end. Je passe donc un bon moment, on discute de ce que j’ai lu de l’éditeur, je lui confie tout le mal que je pense de Mimi Stinguette par rapport au reste de leur production. Et puis elle me tend un bouquin, qui pourrait me plaire. Et me dit que l’auteur arrive pour 14h, si ça me tente. Un bouquin sur un atelier bd en prison pour mineur. Tu parles que le thème intéresse l’éducateur que je suis. Je prends le livre, mais ne promets rien pour l’interview, je veux lire et voir si ça me branche suffisamment pour aller au delà de la simple chronique. On est d’accord, j’ai quelques heures pour le lire avant l’arrivée de l’auteur.

Je continue donc à me balader dans le salon, libéré du poids de la dédicace. Quel bonheur, c’est une révélation. Je pense en faire une ou deux en fin de journée, si j’ai le temps, si je me débrouille bien. Des gens qui m’intéressent vraiment. J’arrive au stand Akiléos, où je fais une rencontre: le vendeur de la librairie BD fugue Café à Grenoble. On ne s’était pas rencontré là-bas, je n’étais pas client chez lui, et il a fallu que ce soit à St Malo qu’on se rencontre après s’être aperçu sur le net. Très drôle. J’en profite pour papoter avec Ronan Toulhoat, qui initie un principe pas inintéressant. tous les matins du festival, il a annoncé qu’il commissionnerait. C’est à dire qu’il réaliserait des dessins pour lesquels des visiteurs l’auraient directement payé. Avec des tarifs allant de 10€ pour le portrait au crayon, à 75€ le personnage en pied A3 à l’aquarelle. Pas scandaleux sur les prix, Ronan n’oublie surtout pas de dédicacer gratuitement toute les après midis, pour ceux qui veulent une dédicace classique sur bouquin. Je n’étais pas convaincu, mais à le voir dessiner, je commence à me dire que je pourrai réinvestir le prix des albums que je ne ferais pas dédicacer, dans un joli dessin à encadrer. A voir….

Je finis le tour du salon, repère le stand Zoo pour passer les voir pendant le week-end, et je pars faire un tour du côté des expositions. J’avais très envie de voir la collection privée de François Cortegianni, je n’ai pas été déçu. J’ai vu des originaux de Milton Caniff, de Segar (Popeye), de Tezuka et bien d’autres grands encore. Juste grandiose. Je visite aussi celle consacrée à Hervé Tanquerelle et aux Racontars, très bien mise en scène, très agréable. Décidément, plus je vois des expos, plus j’aimerai en mettre en scène. Pour l’instant, ça reste une envie, je n’ai pas ce qu’il faut pour semer des graines en ce sens. Je quitte les lieux pour aller me prendre une bonne galette-saucisse et un petit kouign amann pour mon repas de midi.

Puis je retourne faire un tour sur la partie éditeurs, je prends mon temps. De retour vers le stand Akiléos, je regarde un peu Ted Naifeh dessiner, quand j’aperçois pas loin de moi, un visage qui me paraît familier. J’y associe rapidement un nom et je vais tenter ma chance. C’est bel et bien le blogueur du Zorgblog, un peu occupé ces derniers temps mais avec lequel j’ai commencé le top bd des blogueurs, kbd… Toute une époque donc, et une rencontre inattendue. Il est avec femme et bébé, et on profite de papoter tranquillement, en allant faire la queue pour prendre des tickets chez Futuropolis. Une super rencontre, encore meilleure qu’elle était totalement hasardeuse. A 14h15, j’ai mon ticket, tout va bien, je vais donc pouvoir voir la Boîte à Bulle pour valider l’interview. Car au milieu de tout cela, j’avais pu lire un peu le livre En Chienneté, et j’étais motivé pour rencontrer son auteur. On cale ça pour le lendemain, malgré mon programme bien chargé. Je peux donc me préparer tranquillement pour mon interview de Coyote.

J’arrive en avance en salle de presse, l’auteur est déjà là. Je m’étais présenté à lui le matin en le croisant, on commence donc immédiatement l’interview. Elle tourne autour de la sortie de son nouvel album, et vous pourrez lire ET la chronique du livre, ET l’interview, en fin de semaine. Un très bon moment, mais je n’en doutais même pas.

J’ai finis en avance, super. Mais je fais quoi maintenant que je n’ai plus de rendez-vous de pris? Je tente d’aller voir si Alberto Varanda, mon auteur fétiche, a du monde qui l’attend sur le stand où il va dédicacer. Pas tant que ça… je prends place, j’ai du temps avant que Maël n’arrive. Et là, coup de chance, Marie, mon épouse, arrive sur le salon et me trouve totalement par hasard. Juste en train d’attendre pour rencontrer l’auteur qu’elle voulait voir elle en venant à St Malo. S’en suit une rencontre géniale durant laquelle je retrouve un Varanda en pleine forme, rempli de projets, avec du plaisir de dessin plein sa musette. Quoi de mieux? Sa dédicace est magnifique, sur le sketchbook Comix Buro, comme il sait si bien les faire. Bon, par contre, nous nous sommes fait détester par ceux qui attendaient derrière. Mais que voulez-vous, moi, je viens faire des dédicaces pour parler aux auteurs, pas pour avoir juste le coup de crayon. Et encore, je me suis limité, on aurait pu encore causer plus longtemps. Merde aux silencieux!

Je vais me poser pour attendre mon tour auprès de Maël, Marie retourne à ses occupations. Une grosse heure d’attente pour rien, il ne fera pas tous ses tickets. Tant pis, on est prioritaire pour le matin, ça me convient.

Je passe voir enfin Jacques, mon collègue blogueur d’Un amour de BD. Il a passé sa journée à faire des interviews. On papote un peu de nos expériences, et on quitte le festival. Je rentre me reposer, j’ai encore un pote à aller chercher à la gare à 23h, et j’ai mal aux pieds et au dos.

8 réflexions sur “Quai des Bulles 2013: Bilan du Vendredi

  1. Je ne t’envie que la galette-saucisse et le kouign aman..
    Le reste a du être vraiment barbant et terriblement fatigant …
    Pfft, ce n’est plus de mon âge ça !

    Rahhhh NON, je suis tellement jalouse ! Quelle chouette journée. Merci de la partager avec nous.

  2. Je dois avouer que ça a été un bel avantage de quitter Grenoble pour la bretagne.
    Mais toi, tu as le Lille Comics Festival à portée de main pour me faire baver d’envie ^^

  3. Pareil, je partage ton avis, notre rencontre à été très sympa. Et puis se voir – IRL – après tant d’années c’est toujours particulier ^^

    Ah ! Et puis j’en profite pour dire que zorgblog n’est plus, maintenant mon blog s’appelle StripByStrip et se trouve à l’adresse suivante:
    http://stripbystrip.wordpress.com/

    Je vais m’empresser de r(e)découvrir ta nouvelle antre.

  4. Mais je connais ton nouveau blog, mon cher, c’était juste que je trouvais que ça t’allait bien, finalement, comme pseudo, zorg. ;op

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