Orchidea (Semaine quai des bulles)

Logo semaine quai des bullesAffiche quai des bulles 2009

Orchidea

Titre : Orchidea

Auteur : Cosey

Editeur : Dupuis

Collection : Aire Libre

Date de publication : Novembre 1990

Après avoir apprécié Saïgon Hanoï, j’ai décidé de poursuivre ma découverte de l’œuvre de Cosey, cet auteur si apprécié des bédéphiles. J’y vais au petit bonheur la chance, prenant le risque de refermer l’album au bout de quelques pages. Mais puisque vous lisez cette chronique, c’est donc que je suis allé au bout de ma lecture.

Ils sont trois frères et sœurs. Ruby l’actrice en galère, Seymour le publiciste un brin libidineux, et Virgil l’agent immobilier. Leurs parents sont séparés, ils vivent loin l’un de l’autre, désormais. Mais ce sont les 80 ans d’Hellsworth, le père, alors le trio se rassemble pour aller lui faire une surprise dans sa maison de surprise. Mais la surprise, sera pour eux, finalement, car à leur arrivée, on leur annonce que leur père a disparu depuis quatre jours. Ruby, Seymour et Virgil se mettent donc en quête du vieux disparu avec bien peu d’indices.

Intéressant, ce road-movie familial. Cosey enferme cette petite famille dans une voiture pour mieux les amener à se parler et à se confier.  Les trois personnages sont touchants, chacun dans leur style.  Aucun ne va vraiment bien, mais tous sont différents.  Et c’est dans la quête du père perdu qu’ils vont un peu se retrouver. Ce qui est étrange, dans la construction de l’histoire, c’est que d’une certaine façon, le personnage principal est absent les deux tiers de l’album. Ce père qu’ils cherchent, leur réserve une sacrée surprise lorsqu’ils le découvriront. Et finalement, c’est lui qui porte les différents thèmes principaux. Cet appel à ne jamais perdre ses rêves, à toujours tenter de les mener à bien, aussi fous qu’ils puissent paraître. Et en même temps, Cosey n’enjolive pas, il essaye de donner un sentiment de réalité à cette aventure. Ce qui amène une conclusion en demi-teinte, qui voit le vieux Hellsworth renoncer malgré tout et revenir à la normalité. Ce n’est rien d’autre qu’une tanche de vie, sans fards ni artifices. On sent de l’honnêteté, dans cette histoire, et ce n’est pas déplaisant.

Au niveau des dessins, j’ai préféré lire Cosey sur Peter Pan, ou sur Saïgon. Là, il y a un petit je ne sais quoi qui m’empêche d’adhérer pleinement.  C’est difficile à dire, cela pourrait tout autant ne tenir qu’à ma perception propre du dessin. J’ai moins été emporté, en tous cas.

 

Ce n’est donc pas une œuvre qui m’a pleinement emballé, mais je sais reconnaître un album intéressant quand j’en vois un. Il dispose de belles qualités, d’un esprit assez agréable. D’un petit vent de folie, peut-être, qui s’avèrerait contagieux ?

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