Murena tome 6- Le sang des bêtes (Vendredi Chronique)

Murena tome 6

Série : Murena

Tome : 6

Titre : Le sang des bêtes

Scénariste : Jean Dufaux

Dessinateur : Philippe Delaby

Coloriste : Jérémy Petiqueux

Editeur : Dargaud

Date de publication : 2007

Voilà, trouvons un rythme plus soutenu pour vous proposer plus régulièrement cette série dans ces colonnes. Je fais l’effort de la faire passer avant les nombreux ouvrages de bibliothèques qui attendent leur chronique, mais je ne faisais vraiment pas honneur à la qualité de cette série, qui devrait déjà se trouver en intégralité dans ces pages.

Les partisans de feu Britannicus agissent de plus en plus dans Rome. César a désigné une bête traqueuse pour les retrouver, l’ancien gladiateur Massam. Il mène son enquête jusqu’à la Cloaca Maxima, les égouts de Rome. Là-bas, l’attendent Balba et son destin. Lucius Murena, lui, cherche toujours à retrouver Actée, via le mari qui lui a été donné en mariage par César. Le patricien apprend qu’une des servantes de Popée, une de ses anciennes maîtresses, était celle qui avait révélé les liens entre lui et l’ancienne favorite de l’Empereur. Alors Muréna n’hésite plus. Seul lui importe de retrouver Actée, quitte à cracher au visage de la femme de Néron, quitte à partir pour la Gaule profonde.

Autant le précédent volet faisait la part belle à Néron, autant ce sixième tome se recentre sur le personnage principal, Muréna. Son amour pour Actée est touchant, même s’il l’amène finalement à faire le pas qu’il ne voulait pas faire, dans l’affrontement contre Néron. Le voilà obligé de considérer l’homme pour ce qu’il est réellement, et non pour la fonction qu’il habite. Néron n’est pas Rome, lutter contre lui, ce n’est pas lutter contre Rome. Du moins philosophiquement parlant car évidemment, à l’époque, la réalité était toute autre. Fonction, homme et Cité se mélangeaient complètement. Mais l’évolution politique de Murena s’avère assez logique, on n’est pas surpris de son choix, vu les prises de position de Murena. Et comme toujours, Jean Dufaux déploie différentes intrigues qui tournent autour du héros. Le voilà en Gaule, à se confronter à d’autres rebelles, à ceux qui se battent contre Rome et ce qu’elle représente. Et le voilà ennemi de Popée, ce qui devrait présager de nombreuses difficultés pour lui. Popée, toujours grandiose dans son rôle d’intrigante. Elle déploie tous ses artifices pour parvenir à garder le contrôle sur la situation et sur Néron. Qui lui plonge toujours plus profond dans ses pires penchants.

Je passe rapidement, maintenant, sur le travail conjoint de Philippe Delaby et Jérémy Petiqueux. Impressionnant, précis, brillant, juste, on pourrait multiplier encore longtemps les louanges. Leur travail est juste autant responsable que les scénarios précis de Dufaux, du succès de la série.

Tragique historie d’amour, de pouvoir et d’ambition. La comédie du pouvoir, sur grand écran et en bande dessinée. Murena c’est tout cela. La petite historie et la grande parfaitement imbriqués. Que voulez-vous, moi, je ne peux que m’incliner devant la qualité de la série…

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