Lloyd Singer tome 6- Seuls au monde (Vendredi Chronique)

Lloyd Singer tome 6

Série: lloyd singer

Tome: 6

Titre: Seuls au monde

Scénariste: Luc Brunschwig

Dessinateur: Olivier Neuray

Coloriste: Marie Versaevel

Éditeur: Bamboo

Collection: Grand angle

Date de publication: Juin 2011

J’ai fini par l’acheter intégralement cette série,  et vraiment je ne le regrette pas. Quel plaisir  de dévorer ces albums a la suite pour mieux les relire afin de vous les chroniquer… Et surtout quelle claque ce tome 6…

Lloyd Singer a mis la main sur le véritable tueur surnommé la chanson douce par le FBI. Car ce n’est pas Mark Reed, celui qui a été arrêté et qui a avoué les crimes. C’est sa mère et partenaire,  Diana. Enfin, sa mère… Il semblerait que non. Elle a donc enlevé Lloyd, afin que lui puisse écouter leur histoire et temoigner. Une situation qui va toucher Lloy bien plus qu’il n’aurait pu imaginer.

Pour moi nous avons là le meilleur des albums Lloyd Singer publiés jusque là. Luc Brunschwig nous plonge dans une intrigue terriblement humaine et horriblement malsaine. Le syndrome de Stockholm,  c’est nous qui le ressentons le plus. Dans le sillage de Lloyd il monte en nous une profonde attirance pour le personnage de Diana. C’est impressionnant de voir comment le scénariste nous manipule de bout en bout. Lorsqu’il laisse un peu la tueuse de côté,  c’est pour mieux nous plonger dans les tourments de son héros ordinaire. Un homme que ses actes commis en Russie ont changé. On constate à quel point il est traumatisé. Les paroles de Diana réveillent en lui de désagréables souvenirs et l’empathie est immédiate. Vouloir jouer au redresseur de torts marque, chez Brunschwig (déjà dans Vauriens…). Lloyd n’échappe pas, lui, au poids de ses actes extrêmes. Comme si l’auteur voulait nous rappeler que les grands héros qui flinguent comme ils respirent, dans les histoires, n’avaient pas grand chose de réel. La réalité est glaciale,  Lloyd n’y échappe pas. Et puis il y a toute cette scène, de l’étang au chalet. Et là on bascule.

Le travail du dessinateur Olivier Neuray, pour son dernier album sur la série,  est assez intéressant. Il n’est pas pour rien dans le trouble qui nous étreint concernant Diana.  lorsqu’il travail en gros plans,  il insiste bien sur les traits difformes de la jeune femme. Mais quand il nous donne un peu de distance, il gomme les aspérités,  met en valeur les courbes de son corps. Comme s’ il suffisait de prendre un peu de distance (intellectuelle) pour s’ en apercevoir. Ce que seul Mark avait fait.

Je ne peux finir sans parler de la mise en scène,  subtile, qui alterne les différentes époques,  préserve les révélations. Il y a du rythme comme dans une excellente série télé.  on est pris de bout en bout.

C’est la fin d’un cycle. La série avançait vraiment très bien. On pouvait espérer revoir a termes la charmante russe du premier cycle. Mais Luc va être obligé de conclure faute de ventes…

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2 réflexions sur “Lloyd Singer tome 6- Seuls au monde (Vendredi Chronique)

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