La grande évasion tome 2- Le Labyrinthe (Mardi Chronique)

La grande évasion tome 2

Série : La grande évasion

Tome : 2

Titre : Le labyrinthe

Scénariste : Matthieu Gabella

Dessinateur : Stefano Palumbo

Coloriste : Lou

Editeur : Delcourt

Date de publication : Août 2012

 

 

Oui, encore une série concept ! Vous savez que j’adore ça, je fais en sorte de vous les distiller au compte-goutte. Il y aurait de quoi alimenter deux semaines de chroniques, si je ne me retenais pas. Evidemment, dans cette masse de publications, il n’est pas facile de retenir les bons albums. Je crois que je vais pouvoir vous guider un peu aujourd’hui encore. Vous permettre de séparer le bon grain de l’ivraie.

 

Sur le tarmac d’un aéroport, un avion privé attend l’heure du départ. A son bord, une équipe constituée de savants, chimistes, archéologues, biologistes, psychologues, et de spéléologues.  Un assemblage disparate de seconds couteaux, réuni par un homme, sur la promesse d’argent, de gloire, de découvertes. A son équipe réunie, il peut maintenant annoncer l’objet de leur mission : explorer la tombe de Dédale, le mythique architecte athénien qui construisit le Labyrinthe du Minotaure. Le lieu a été repéré, il ne demande plus qu’à être explorer. Mais une fois sur cite, un accident va couper l’équipe de l’extérieur et l’obliger à s’enfoncer au cœur du tombeau qui pourrait bien être quelque chose de très différent… et de très dangereux.

 

J’aime beaucoup quand un scénariste s’empare d’un concept connu et en propose une nouvelle interprétation. En l’occurrence, il s’agit ici du mythe du Minotaure et du Labyrinthe. Issu de la civilisation minoenne, cette légende dit que le roi Minos aurait eu un enfant à tête de taureau et qu’il exila le monstre dans un labyrinthe dont il ne pouvait sortir, lui sacrifiant chaque année de jeunes gens venus d’Athènes. C’est le héros Thésée, aidé par la belle Ariane et son fil, qui mit fin aux massacres. Matthieu Gabella en propose une explication de science-fiction qui se tient fort bien et qui livre une vision tout à fait passionnante des mythes grecs. J’adhère à cent pour cent à ce genre de lecture. Le scénariste parvient à tisser une explication cohérente, adossée à une théorie scientifique convaincante. Attention, je ne me trompe pas, ça reste de la fiction, mais je trouve que la façon dont Gabella défend son Labyrinthe est tout à fait convaincante. Le fond, riche, permet de bien accompagner cette plongée en sous-sol, jusqu’à la grande évasion finale qui fait le thème de cette série. Mais d’une certaine façon j’ai envie de dire que l’évasion ne compte que peu, ce qui fait sans doute la force de ce scénario. Matthieu Gabella a su dépasser le simple concept initial. Il le respecte, mais il l’enrichit de sorte à créer une histoire à part entière qui n’aurait pas eu à rougir hors de cette collection.

Stefano Palumbo, le dessinateur, est à mes yeux un petit nouveau, c’est la première fois que je le lis. Il possède un trait agréable, avec une pointe de grotesque dans les visages, qui le sort du simple réalisme et lui donne un peu plus de personnalité. Ses décors sont bien travaillés, avec un bon sens  des perspectives. Dans un album où le lieu tient une telle place, c’est un bon choix.

 

Voilà donc un album de série concept que je ne regrette vraiment pas d’avoir lu. C’est un vrai bon album à part entière qui mérite qu’on le mette en valeur.

La grande évasion tome 2_ planchetopbd_201317/20

5 réflexions sur “La grande évasion tome 2- Le Labyrinthe (Mardi Chronique)

  1. Dans la même série, je vous conseille vivement le T4 : Fatman
    Un ancien repris de justice anglais obèse, convoqué par un parrain de la Mafia New-Yorkaise pour faire évader l’ancien parrain afin de l’empêcher de faire des révélations au Grand Jury devant lequel il doit comparaitre.
    Ce n’est pas toujours évident de trouver son compte dans son genre préféré, en l’occurrence le Polar.
    Le duo d’auteurs, spécialistes du genre (Soulman, 7 survivants …) réussit encore une fois son coup !
    Le scénario de Chauvel est intelligent, servi par la mise en (scène) image très subtile de Denys, enchainant des flash-back judicieusement intercalés. Une histoire parallèle avec une femme aux instincts meurtriers trouvera son intégration dans le puzzle à la fin de l’histoire.
    Des personnages que n’aurait pas désavoués Tarantino avec des dialogues percutants … Bref, un vrai régal !

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s