Holmes tome 2- Les liens du sang (Vendredi Chronique)

Holmes tome 2

Série : Holmes

Tome : 2

Titre : Les liens du sang

Scénariste : Luc brunschwig

Dessinateur : Cecil

Editeur : Futuropolis

Date de publication : Octobre 2008

 

 

Bon, j’ai décidé de la suivre en bibliothèque, cette série. J’en avais assez de ne pas pouvoir lui accorder l’attention nécessaire sur mes fonds propres. Donc, c’est reparti pour Holmes, même si je vais vite rattraper on regard vu le temps pris par les auteurs pour fignoler leur travail, ce qu’on ne pourra leur reprocher…

 

Sherlock Holmes est mort. Il a chuté avec son ennemi, le professeur Moriarty, dans les chutes du Reichenbach. C’est ce que le docteur Watson pense savoir. Mais Mycroft Holmes lui-même, le propre frère de Sherlock, nie l’existence de Moriarty. L’enveloppe contenant les preuves laissées par Sherlock pour faire coincer la bande du professeur ? Un paquet de feuilles vierges. Alors quoi ? Watson aurait-il été abusé par son ami, victime de son addiction à la cocaïne comme le prétend son frère ? Pourtant, il existe, ce Moriarty. Mais qui est-il vraiment ? Watson, aidé du jeune Wiggins, un apprenti de Sherlock, remonte la piste au sein de la famille Holmes pour tenter de comprendre qui était vraiment son ami.

 

C’est rageant, la dose est bien trop courte ! Trente-sept pages seulement… C’est le principal et seul défaut de ce livre, qui nous frustre grandement. Luc Brunschwig livre sa vision de l’affrontement Holmes/ Moriarty, en venant explorer les secrets de famille, chose qu’il sait toujours fort bien faire. Le doute est là en permanence. Personne ne dit la pleine vérité, souvent avec de bonnes raisons, mais comme il y a de l’ombre, il y a du doute. Le scénariste parvient à bien jouer avec un des éléments forts des histoires de Sherlock Holmes. On attend avec fébrilité que les fils s’installent, qu’ils apparaissent comme sans liens, comme n’aboutissant à rien, et en fait on attend une seule chose, de pouvoir prendre un peu de recul pour comprendre le réel motif de cette toile de mystères, et la résolution de l’intrigue. Par exemple, le flash-back sur la jeunesse du père Holmes, nous interroge fortement sur l’identité de la mère du héros, au vu des plans originels de mariage. Un mariage est prévu, mais est-ce bien celui qui a eu lieu ? Et qu’est-ce que cela change dans l’histoire de la famille Holmes ? Le professeur Moriarty est-il cet homme ravagé mais vivant cloîtré rencontré par Watson ou bien est-ce un autre que le bon docteur a rencontré ? Holmes avait-il perdu toute raison avant de mourir ? On veut savoir, mais il y a si peu de pages qu’on enrage de ne pas découvrir ces réponses.

Trente-sept pages, mais un travail fantastique réalisé par Cecil, tant dans le dessin que dans la mise en couleur, qui change selon les époques de l’action. C’est fin, c’est élégant, c’est racé… Un dessin parfait pour une ambiance unique, celle des romans de Sherlock Holmes. La moindre case est travaillée pour qu’il ne manque aucun détail. Chaque case est un petit tableau. Là encore, comment reprocher le rythme ou le nombre de pages à un artiste qui donne tellement ?

 

Frustrant mais passionnant… Holmes confirme que Brunschwig est un grand scénariste qui sait cultiver son originalité mais qui sait aussi s’inscrire dans le style, le canevas, d’un grand auteur de la littérature mondiale. Et que Cécil est un grand dessinateur dont le dessin n’en finit pas de mûrir.

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