Le sommet des dieux tome 2 (Dimanche Manga)

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Série : le sommet des dieux

Tome : 2

Auteur : Jirô Taniguchi

Editeur VO : Shueisha Inc

Editeur VF : Dargaud

Date de publication VF : 2004

Oui, cela faisait TRES longtemps que je ne vous avais pas proposé un tome du sommet des dieux. En fait, c’est un des premiers articles et depuis, plus rien. Je n’ai que des mauvaises excuses, je n’ai pas pris la peine, j’ai deux tomes à la maison et je ne me souvenais jamais desquels au moment de les emprunter, tout ça… Et puis, en faisant un petit tour sur l’index du blog, j’ai eu envie de revenir sur des séries pour lesquelles je ne vous avais proposé que le tome 1. Vu comment j’apprécie et l’auteur, et la série, je suis très vite revenu à celle-ci…

Fukamachi, le passionné d’alpinisme, pense avoir fait la rencontre d’Habu Jôbi au Népal et, de retour au Japon, il se met sur ses traces. L’homme, alpiniste réputé, est censé avoir disparu. Fukamachi veut comprendre qui il est et pourquoi il est caché là-bas. D’autant qu’il a une autre bonne raison de s’intéresser à ce pays, au Népal, car il pense avoir retrouvé aussi la trace de l’appareil photo du premier homme à avoir tenté l’ascension de l’Everest. Un homme mort sans être redescendu de la montagne. Cet appareil pourrait-il dire si Mallory avait bel et bien atteint le sommet contrairement à ce que l’on croit ?

C’est une œuvre très forte sur la montagne et sur les hommes passionnés d’alpinisme, mais c’est surtout une œuvre superbement mise en image par Jirô Taniguchi. Ses planches sont impressionnantes tant elles nous plongent en immersion dans ce monde glacial et dangereux des sommets. J’aime à le redire, mais vraiment, quand je lis le sommet des dieux, Taniguchi me donne le vertige. Et malgré l’immensité des montagnes, des parois à pic, l’auteur japonais ne perd jamais ce rapport à l’humain, ce soucis des relations, du ressenti. Il y a des visages apaisés qui en disent plus long que de nombreuses cases. C’est tout ça, Taniguchi, cet équilibre permanent, dans son dessin comme dans son scénario, entre l’homme et la nature.

On découvre un peu mieux Habu Jôbi, dans ce deuxième tome, surtout dans ses relations aux autres. Aux autres alpinistes, notamment. La folle compétition entre lui et Hase Tsuneo, notamment, est très parlante. Elle en dit tellement sur ces mordus qui ne peuvent qu’être tout devant, quitte à consumer leur vie à toute vitesse. Sur ces passions dévorantes qui font les hommes brillants mais les entraînent aussi à leur perte. Et qui pourtant ne parvient pas à les satisfaire pleinement. Encore que de ce point de vue là, nous verrons à la fin de la série ce qu’il en est. Je crois qu’on comprend bien en fermant l’album quel est l’objectif d’Habu, une pure folie, dans son rapport à Hase, évidemment. En viendra-t-il à bout, en mourra-t-il, y trouvera-t-il son accomplissement, réponses dans les tomes suivants.

Et je dois avouer que j’apprécie la présence du narrateur, Fukamachi. Il apporte un peu de normalité à ce monde d’êtres qui n’y sont plus. J’aime ce personnage plus simple mais pourtant très riche dans sa personnalité.

Voilà, nous allons pouvoir reprendre l’ascension en compagnie de Jirô Taniguchi, la machine est relancée. Je reviendrai plus régulièrement sur les aventures d’Habi Jôbi, histoire de frissonner encore de vertige devant la beauté et l’infini des montagnes.

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