Best of Marvel Spider-Man 2099 (Jeudi comics)

Best-of-Marvel-Spider-Man-2099

Série: Spider-Man 2099
Collection: Best of Marvel
Titre: L’origine
Scénariste: Peter David
Dessinateurs: Rick Leonardi
Editeur VF: Panini Comics
Editeur VO: Marvel Comics
Date de publication VF: Février 2012
Date de publication VO: 1992/1993

 

Dans les années 90, l’éditeur américain Marvel Comics a tenté de créer une version alternative de son univers de super-héros, dans une version futuriste censée se dérouler en 2099 (d’où le nom de la gamme, 2099). Plusieurs titres avaient été proposés, Punisher 2099 et Doom 2099 reprenant des concepts existants, et Ravage 2099, qui était une création originale du maître Stan Lee mais qui n’a pas tenue longtemps. Héros emblématique de Marvel Comics, Spider-Man est sans doute celui qui s’en est le mieux sortit. Panini Comics vient de sortir une version reliée des dix premiers épisodes, publiés au milieu des années 90 en France dans un magazine 2099 par Semic. Mais depuis, ce matériel là n’avait jamais été rassemblé. C’est chose réparée.

En 2099, New York s’est développée vers les hauteurs. Désormais, la vie civilisée se déroule à très haute altitude, dans des tours gigantesques, qui font oublier à leurs habitants que des quartiers anciens et peuplés des déchets de cette société existent toujours. New York est dominée, voir est devenue la propriété, d’une entreprise nommée Alchemax, qui a à sa tête un dénommé Victor Stone. Un homme sans scrupule ni moral, prêt à tout. Alchemax travaille sur de nombreux sujets, mais mène plus particulièrement un projet d’homme augmenté. Miguel O’Harra est le jeune prodige qui développe les recherches, sous la direction d’un chef incompétent et jaloux. O’Harra a théorisé la possibilité de transmettre des caractéristiques animales à un sujet humain, afin de développer ses capacités. Miguel est contre le passage aux tests humains, mais Victor Stone s’en moque, il veut des résultats. Le premier essai est un échec. Miguel refuse ces pratiques, mais Stone le rend accro à une drogue très violente produite par la seule Alchemax. Miguel est piégé. Mais pas totalement. Il va tenter de restaurer son ADN transformé par la drogue, à partir des appareils qu’il a conçu. Mais son chef s’en aperçoit et tente de le détruire en lui faisant administrer une des études, l’adjonction de capacités arachnides, pensant le tuer. Mais c’est un échec, et Miguel O’harra se retrouve doté de pouvoirs bien connus un siècle auparavant, ceux de Spider-Man. Mais que va-t-il en faire?

Je prends le temps de vous poser l’intrigue, qui passe de manière beaucoup plus fluide dans les épisodes. Peter David réussit à mon sens son pari, car il développe un univers cohérent, crédible quoique futuriste. Cet univers de New York 2099, on le perçoit dans son ensemble, et on en distingue tous les intérêts pour les scénarios à écrire. La firme omniprésente (c’est elle qui paye la police), le chef mystère de celle-ci, les bas-fonds, les mouvements politiques et religieux. Peter David s’en donne à cœur joie, et c’est un vrai plaisir que de parcourir ce monde qu’il a créé. Miguel O’harra est un personnage très intéressant aussi. Il a une image particulière, peu de convictions, et tout cela s’écroule quand il reçoit ses pouvoirs. On a donc un personnage plus adulte que le Spider-Man classique, mais un peu plus ébranlé dans ses convictions politiques et sociétales. Le premier Spidey trouvait dans ses pouvoirs une forme d’aboutissement à son état d’esprit, quelque chose de très conformiste finalement, mais ce Spider-Man 2099, lui, aurait plutôt une image de révolutionnaire. Cette modification majeure augure d’un très beau potentiel pour le personnage. On lui découvre aussi une relation à ses parents très différente, là encore inattendue par rapport au modèle initial. Et je le redis, tout cela permet à Peter David de créer un monde et un héros tous deux très emballant. Ce n’est pas pour rien que ce titre est celui qui a le mieux fonctionné de toute la gamme.  Pour le reste action et humour sont toujours présents, même si ce dernier créneau est plus occupé par l’holo-serviteur de Miguel que par lui. Là encore, David évite de reproduire le Spidey distributeur de blagues. Les premiers adversaires sont hauts en couleur, surtout la version futuriste du très classique Vautour, qui vaut qu’on s’y attarde, et qu’on reverra forcément dans le reste de la série.
Rick Leonard, le dessinateur principal, propose un trait étonnant. Il y a quelque d’inabouti dans son dessin, mais qui ne pose pas de problèmes. Je ne saurai dire exactement pourquoi. Ceci dit, il possède une véritable dynamique, ce qui convient fort bien aux combats très aériens et très acrobatiques du héros. Il y a une véritable force dans son trait. Mais je me trouve un peu démuni pour vous en parler et pour en décrypter le fonctionnement.

Bref, nous pouvons remercier Panini de nous avoir proposé ces épisodes, qui sont, disons le tout de go, vraiment très bons dans leur genre. Mon seul regret (outre de ne pas avoir eu les sous à l’époque pour acheter le magazine), c’est qu’aucune suite ne soit encore prévue pour l’instant. Panini a voulu faire plaisir aux fans, mais ne semble pas vouloir capitaliser sur cette série. J’espère que les ventes de cet album les pousseront à republier plus de matériel, car la série semble vraiment valoir le coup.

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