Dick Tracy volume 1 (Semaine Vu au ciné)(La Chronique de snoopy)

Dick Tracy CoverAVEC WARREN BEATTY, MADONNA ET AL PACINO, IL Y A LONGTEMPS…

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Dick Tracy volume 1

Dick Tracy fait partie de ces personnages dont la célébrité dépasse le simple cadre de la bande dessinée. En effet, que vous ayez lu ou pas les aventures de ce personnage, il est certain que vous connaissez ce personnage et ses principales caractéristiques. Dick Tracy est un comic strip créé par Chester Gould en 1931 (le 4 Octobre pour être précis). Chester Gould restera sur le strip jusqu’en 1977. Depuis, Dick Tracy est toujours en cours de publication (différents artistes se sont succédés aux commandes).

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Dick Tracy est un comic strip policier nous narrant les aventures du personnage éponyme dans sa lutte contre le crime. Il est intelligent et fort. Il réussi là où les autres échouent. Il fait régulièrement équipe avec Pat, un détective sympathique, qui a le sens de l’initiative et qui aidera Tracy à plus d’une reprise. Notre héros a une fiancée, Tess Truehart, une jeune femme qui l’aime beaucoup. Enfin, le détective a également un grand coeur. En effet, il recueille un jeune enfant, promis à un avenir misérable, pour le remettre sur le droit chemin.

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Ce premier volume contient tous les strips de la semaine parus entre le 12 Octobre 1931 et le 20 Mai 1933. Il contient également tous les strips du dimanche parus entre le 4 Octobre 1931 et le 14 Mai 1933. Il est à noter que les sundays strips et ceux de la semaine avaient une histoire indépendante jusqu’au 22 Mai 1932. A partir du 29, la planche du dimanche vient se greffer aux dailies pour ne former plus qu’une seule et même histoire.

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Les premières aventures de Dick Tracy sont globalement intéressantes à suivre. Je passe rapidement sur les sunday strips que j’ai trouvé sans grand intérêt (ce sont des histoires qui s’étalent sur une ou deux planches). Les dailies sont bien plus intéressantes. Dick Tracy est dépeint comme une sorte de super flic. Comme dit précédemment, il est fort, intelligent. Il est très rusé. Il est par exemple un fervent utilisateur des méthodes scientifiques pour chercher des preuves (il fera preuve de son talent par exemple dans un affaire où les techniques de reconnaissance balistique de base n’étaient pas suffisantes. Il invente quasiment une nouvelle méthode pour identifier les balles et les pistolets associés. Ce sentiment de « super détective » est renforcé par le fait que Chester Gould décrit la Police comme une belle bande de bras cassés à l’intelligence très limitée. Je ne sais pas si c’était voulu ou pas, mais c’est le sentiment général qui ressort. On les dirait incapable d’avoir un raisonnement logique de base. Côté romance, Tracy a une fiancée qui l’aime et qui souhaite se marier avec le héros. Mais étrangement, le lecteur sentira forcément que ce mariage semble bien lointain, voir qu’il n’arrivera pas. En effet, Tracy et sa fiancée Tess ne semblent pas vraiment sur la même longueur. Là où le détective voit dans son travail un service rendu à la société, sa fiancée voit plutôt un travail extrêmement dangereux que son amoureux devrait abandonner pour vivre avec elle au calme. A plusieurs reprises, leur amour sera questionné (notamment quand Tess sera à deux doigts de tomber amoureuse d’une crapule, ennemie de Tracy). A coté de cela, Chester Gould a eu l’excellente idée de créer un personnage très intéressant en la personne de Junior, un jeune orphelin qui vivait avec un bandit avec d’être recueilli par notre héros. Ce jeune garçon est très intelligent. Il a un bon fond. Et surtout il semble d’un loyauté sans borne envers Tracy. Il l’aidera même de temps à autre dans ses enquêtes. Le duo formé est bon.

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Les premières histoires contenu dans ce volume sont plutôt bonnes. Elles sont loin d’être parfaites. Mais elles sont suffisamment intéressantes pour qu’on ait envie de lire la suite. Ces histoires posent surtout les bases d’un univers cruel et très dangereux. En effet, il ne fait aucun doute que l’auteur s’est inspiré de la vague de crime organisée (avec le boum connu pendant la Prohibition) de la fin des années 30. Les malfrats, qu’ils soient du menu fretin ou les gros caïds, sont dépeints comme étant sans foi ni loi. Ils sont prêts à tout pour arriver à leur fin. Et même à tuer des gens. Cette violence est assez bien retranscrites dans ces strips et donne encore plus de crédibilité à cet univers. Graphiquement, on ne peut pas dire que Chester Gould soit au sommet de son Art. Loin de là. On reconnaît le style typique des comic strips de la fin des années 20-début des années 30 (dans les choix de mise en scène notamment). C’est encore un peu hésitant. Les décors sont très peu développés. Bref, ce n’est pas parfait. Ca fait le job. On voit déjà par contre ce qui va devenir une marque de fabrique de l’auteur à savoir les trognes des bandits. Ils ont souvent des vraies têtes de vilain, l’auteur déformant les visages, visages qui donnent souvent encore plus de sens à leur surnom effrayant.

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IDW Publishing nous propose un premier volume d’une bonne facture. Hardcover à l’italienne. Les strips quotidiens sont parfaitement reproduits. Les strips dominicaux également. Il faut tout de même signaler que les strips dominicaux ayant rejoint la continuité (à partir du 29 Mai 1932 donc) sont en noir et blanc alors que les précédents sont en couleurs. Un choix regrettable et surtout incompréhensible. Côté éditorial, nous avons le droit à une petite introduction signée Max Allan Collins (le premier auteur qui reprendra le strip après Chester Gould) ainsi que la première partie d’un entretien entre Collins et Gould (la suite étant publiée dans les volumes suivants). Enfin, nous avons juste avant le début des strips les toutes premières bandes intitulées « Plainclothes Tracy », bandes qui ont servi à vendre l’idée Dick Tracy aux journaux. Un contenu éditorial très intéressant en somme. Le livre en lui-même est un peu plus petit qu’une édition de Terry and the Pirates par exemple, mais par la suite, l’éditeur optera pour le format de ce dernier. A moins d’avoir raté l’information, il ne devrait pas y avoir de rééditions des « petits » volumes pour uniformiser la collection.

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Ce premier volume de Dick Tracy est donc une bonne surprise. L’univers est posé. Les histoires sont intéressantes. Est-ce un achat indispensable ? Je ne peux répondre catégoriquement. Si vous aimez les histoires de détective comme celles qu’on peut trouver dans les romans et autres films « noir », ça peut être une bonne pioche. Si vous avez déjà lu du Dick Tracy, vous ne serez pas déçu. Si vous ne connaissez pas du tout la version bande dessinée de Tracy, il faudrait peut être plutôt se pencher vers un volume paru dans les années 40 (le style de Gould étant plus établi que ce soit côté histoire ou visuellement). Dans un cas comme dans l’autre, Dick Tracy est une lecture intéressante. A découvrir donc.

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