Pacific Rim Tales from year zero (Semaine Vu au ciné)

Pacific_Rim_Tales_from_Year_Zero

Titre : Pacific Rim- Tales from year zero

Scénariste: Travis Beacham

Dessinateurs: Sean Chen, Yvel Guichet, Pericles Junior, Chris Batista, Geoff Shaw

Encreurs : Mark McKenna, Steven Bird, Pericles Junior, Matt Banning

Coloristes: Guy Major, Tom Chu, Dom Regan

Editeur VO: Legendary Pictures

Date de publication: Juillet 2013

DANS VOS SALLES DE CINEMA CET ETE

Pacific-Rim_ film

Guillermo Del Toro est un home qui aime la bande dessinée. Le réalisateur de Blade 2 et de la saga Hellboy n’a plus à faire ses preuves en la matière. Alors pour soutenir la sortie de son nouveau film, cet été, il a produit un graphic-novel contant les évènements antérieurs à ceux décrits par le long-métrage. J’écris cette chronique alors que je n’ai pas encore vu le dit-film, juste emballé par les bandes annonces.

2024. Naomi Sokolov est journaliste et elle doit écrire un article commémoratif autour du PPDC, cet organisme créé pour combattre les monstres venus attaqués les terriens quelques années auparavant. Elle a la possibilité de rencontrer les différents protagonistes de l’époque, afin de mieux comprendre comment ont été construit les Jaeger, ces robots géants dirigés par deux pilotes, les armes qui ont permis aux humains de vaincre les monstrueux Kaijus.

On reprend le concept du film : Robots géants, monstres géants, baston à tous les étages. Ça s’annonce jouissif. Cet album réussit bien à nous faire découvrir les conditions de la conception des Jaeger. Pour qui n’a pas vu le film, et se débrouille dans la langue de Shakespeare, c’est donc une lecture assez plaisante sur le fond. Évidemment, il faut avoir été charmé auparavant par le concept, ça aide. Le livre n’a pas d’autres prétentions que de soutenir le film. Il sera d’ailleurs intéressant de comparer ensuite ce qui a été mis en scène de ces grands temps forts de la bd, de la conception du premier prototype ou de la toute première attaque de Kaiju, par exemple. A priori, le Docteur Schoenfeld, un des deux concepteurs du projet, n’est pas crédité au film, ce qui laisse supposer que le réalisateur puisse largement s’appuyer sur ce récit pour délester son film de certains temps morts explicatifs. Du coup, cela crée une petite faiblesse sur l’album, qui enchaîne les récits d’une manière un peu artificielle. Mais comme les histoires sont plutôt intéressantes et prometteuses pour le film, on peut facilement pardonner au scénariste l’artifice employé.

Pour la partie graphique, se sont plusieurs artistes qui se sont succédés, je le regrette un peu. Sean Chen, qui dessina notamment Iron Man par le passé, le plus confirmé, donc, se voit attribué le rôle de fil rouge, mettant en scène la journaliste et ses pérégrinations. Les scènes de flash-backs sont distribuées à chaque fois à un dessinateur différent. Je ne suis pas très client de cette pratique, qui ne se justifiait pas vraiment. Certes, cela permet d’identifier facilement des périodes différentes, une focalisation sur des personnages différents, mais je crois qu’un artiste unique aurait pu tout aussi bien s’en sortir.

Quelques faiblesses dues au statut de produit de soutien d’une grosse production cinéma, c’est évident, mais une lecture intéressante, qui intéressera tous ceux que la promesse d’une grosse bagarre entre monstres géants aura fait rêver. Puisque vous lisez cette chronique après votre passage en salle, vous aurez donc la possibilité de creuser cet univers qui vous aura plus.

Pour cela, il aura fallu passer commande aux USA, pas de traduction française de prévue.

Pacific_Rim_Tales_from_Year_Zero_ planche

4 réflexions sur “Pacific Rim Tales from year zero (Semaine Vu au ciné)

  1. Ma très faible maîtrise de la langue de Shakespeare ferme d’elle-même ce bouquin pour moi. C’est dommage car j’ai beaucoup aimé le film et j’aurais pu me montrer intéressé. Au plaisir de te relire…

  2. Je pense que s’il y avait carrément eu une série produite, et pas juste un graphic novel isolé, on aurait pu avoir un éditeur qui mise dessus. Mais là, aucune chance de traduction…

  3. Le graphisme de la BD ne me tente pas, mais j’ai vraiment hâte d’aller voir le film de Del Toro !

  4. Il y en a plusieurs, de graphismes, mais je comprends. Pour le film… Ma foi je n’ai pas reçu la claque jubilatoire que j’attendais, et je n’arrive pas à déterminer pourquoi. Malgré un potentiel évident, je reste sur ma faim. C’est frustrant.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s