Herakles tome 1 (Semaine Antiquité)

Herakles-tome-1

Série : Hérakles

Tome : 1

Auteur : Edouard Cour

Editeur : Akiléos

Date de publication : Juin 2012

 

J’avais cet album en réserve depuis un moment. Depuis un an, en fait, mais je n’avais pas pris le temps d’en faire la chronique. Et ça fait quelques mois maintenant que l’album fait partie du Top bd des blogueurs. Là aussi, j’ai laissé le temps passer sans le chroniquer. Et puis est arrivée l’idée de cette semaine à thème, et je me suis dit que je n’avais plus aucune raison de repousser cette chronique. Il me la fallait pour cette semaine Antiquité. Le demi-dieu est évoqué dans l’Age de bronze tome 2, il fallait bien qu’on en vienne à lui…

Hercule, fils bâtard de Zeus, s’est vu imposé la réalisation de douze travaux légendaires, qu’il doit réaliser seul. Le roi Eurysthée de Mycène est chargé par les dieux de les lui faire connaître et d’en vérifier la réalisation. Il a bien l’intention de faire plier ce demi-dieu, d’ailleurs. Mais bon, faut dire, il sait y faire Hérakles. Par contre, il a un peu tendance à tuer tout le monde sur son passage, c’est gênant quand même, à la longue…

 

J’ai essayé un résumé qui soit un peu dans l’ambiance de l’album. Edouard Cour fait dans l’irrévérencieux et l’humour piquant. Son Hérakles est une grosse brute dont le monde pourrait fort bien se passer. Il est un héros maudit, reliquat d’une époque moins civilisée. Il est la victoire de la violence sur la raison. Mais pas que… Il est aussi la ruse, l’amitié, le partage. C’est cela qui le rend intéressant. L’auteur réussit à la fois à rentre intéressant des épreuves connues de tous, mais à enrichir ces grands évènements par des considérations bienvenues sur la personnalité du héros. C’est une association qu’on n’attendait pas mais qui s’avère assez agréable à la lecture. Les ombres des victimes d’Hérakles, par exemple, sont assez bien vues et permettent de bons dialogues pour une quête au final assez solitaire. Et comme c’est écrit assez finement, on ne peut qu’apprécier.

Le dessin est moins dans la finesse, lui. Il est là pour accompagner la violence du personnage. Les ombres sont tracées à grand coup de traits noirs, qui salissent le dessin plus qu’ils ne le noircissent. En fait, plus l’action est violente, plus le dessin se fait grossier, rustre. Mais on sent que c’est un processus complètement maîtrisé, quand on voit la délicatesse d’Alceste, la femme qu’Hérakles a ramené de l’Hades. Les moments les plus noirs et les moins précis au niveau des dessins sont réservés à l’implication des dieux. On sent qu’il y a un message, derrière le trait de l’auteur.

 

Ce premier tome est donc une œuvre intéressante, qui réussit bien à nous ramener auprès d’un mythe très connu. L’auteur dispose de belles qualités, mais il m’a manqué un petit quelque chose pour pleinement adhérer, il me reste une réserve. Peut-être dans la place que prend Edouard Cour pour raconter son histoire, qui me semble un peu étirée. Certaines cases grand format n’apportent pas à grand-chose à l’intrigue. On aurait pu faire plus synthétique. Mais la lecture vaut quand même le coup, je pense que je lirai le tome 2 lorsqu’il sortira.

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12 réflexions sur “Herakles tome 1 (Semaine Antiquité)

  1. Eric the Tiger 21/07/2013 11:50

    La mythologie… C’est toujours dans les vieux chaudrons qu’on fait les meilleures soupes. Au plaisir de te relire…

  2. Yaneck Chareyre 22/07/2013 13:14

    Tu as essayé de le faire commander? Avec les bonnes critiques qui tournent, tu dois pouvoir le faire acheter, sans doute…

  3. Lunch 24/07/2013 00:09

    J’ai pas trouvé que le trait « salissait » le dessin moi… au contraire c’est pour moi un hommage à l’iconographie grecque (ocre, motifs et même lettrage) qui est plutôt respectueux et bien
    entendu une identification forte au style « Christophe Blain », dont l’auteur ne cache pas son attirance.

    Le mythe est retranscrit fidèlement et l’auteur joue finement (et avec beaucoup d’humour) avec tout ce qu’il reste de points d’ombre (notamment la carrure d’Herakles, un héros se doit d’être beau
    et fort : l’imagerie populaire est fantastique).

    Plus que quelques mois avant la sortie du tome 2 (prévu pour janvier).

  4. Yaneck Chareyre 24/07/2013 10:31

    Attention, quand je dis « salit », ce n’est pas péjoratif. Pour moi, certains styles plus sombres, plus « sale », conviennent très bien aux histoires qu’ils portent. Ce qui est le cas pour cet auteur
    là je trovue. Christophe Blain rentre aussi dans cette catégorie, sur certains de ses albums.

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