Le tueur tome 3- La dette (Vendredi chronique)

Le-tueur-tome-3

Série: Le tueur
Tome: 3
Titre: La dette
Scénariste: Matz
Dessinateur: Luc Jacamon
Editeur: Casterman
Date de publication: Août 2001

J’avais repris la lecture de cette série lors de la semaine à thème Casterman. Après un premier tome qui m’avait peu convaincu, j’avais fait l’effort de revenir sur le tome deux, plutôt avec de bons retours, finalement. J’avais apprécié ma lecture, c’est pourquoi lorsque l’occasion s’est présentée, je n’ai pas tardé à enchaîner avec le troisième épisode de la série. Confiant, donc.

En tuant Martini, son agent à Paris, le Tueur ne pensait pas recevoir un jour l’addition. Car l’avocat était en fait la tête de pont d’un puissant cartel colombien, qui n’a pas du tout apprécié de perdre ses investissements dans la capitale parisienne. Le Tueur reçoit donc une visite dans sa villa perdue dans la jungle: il a une dette envers le cartel, facile à résoudre. Il bosse pour eux, à ses tarifs habituels, et alors la dette sera considérée comme remboursée.

Bon, en fait, je vais me lasser assez vite de la personnalité individualiste et asociale du « héros ». Le propos ne m’intéresse pas, sa solitude ne me touche pas. Sans doute en partie à dessein, car Matz en fait finalement un personnage assez peu charismatique, un type presque normal, limite invisible. Sauf que pour que je puisse adhérer à un personnage avec une telle mentalité, il me faut une personnalité qui en jette, un peu à la manière d’un Dwight dans Sin City. Les tueurs amoraux, ça peut le faire, avec moi, mais il faut qu’ils envoient du lourd. Et là, il me manque cette accroche avec le personnage. L’intrigue de l’album, en elle-même, est plutôt bien fichue. J’aime voir un côté businessman, dans les parrains des cartels, ça me fait rire la façon dont ils essayent de se construire une notabilité. Un des personnages secondaires, Mariano, le dit, d’ailleurs. Un trafiquant de drogue, même rempli d’argent, passera toujours pour un minable face à l’image des tueurs. Mais voilà, un bon scénario ne me suffit pas, il me faut un guide à suivre dans l’histoire, et ça, je ne l’ai pas.
Côté dessin, ma foi, Jacamon est assez fidèle à ce qu’il a produit sur les deux précédents tomes. J’ai plutôt aimé la façon dont il détourne des photos pour illustrer la nuit new-yorkaise, pour lui donner un aspect glacé et superficiel. C’est une bonne idée, qui soutien bien le scénario à ce moment là.

Bon, je vais laisser à la série une dernière chance. Si le tome 4 ne parvient pas à me faire adhérer un peu au personnage principal, j’arrêterai là mes lectures, et passerai définitivement à côté de cette série. Rien de scandaleux, juste une question de philosophie personnelle.

 Le-tueur-tome-3_-planchetopbd_2013

14.75/20

2 réflexions sur “Le tueur tome 3- La dette (Vendredi chronique)

  1. lasardine 06/05/2013 11:14

    j’ai récemment lu le premier tome et… bof bof, même si j’ai envie de satisfaire ma curiosité avec au moins le T2, mais ton billet me confirme que…bof bof quoi ^^

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