Les otages (Samedi one-shot)

Les-otages

Titre: Les otages
Scénaristes: Arnaud Floc’h, Christiane Germain
Dessinateur: Arnaud Floc’h
Editeur: Futuropolis
Date de publication: Mars 2012
D’après une histoire de Claude K. Dubois

 

Je profite, vous savez. Qui dit nouvelles bibliothèques, dit nouveaux rayonnages à explorer, nouveaux albums à découvrir. Mais si vous me demandez pourquoi j’ai choisi cet album là, je serai bien embêté? Je crois que je regardais ce que faisait un auteur nommé Le Floch, pour ma semaine Bretagne. J’ai regardé si c’était le même auteur mais non. Mais finalement je me suis laissé convaincre par la quatrième de couverture et les dessins.

Sophie pratique le djumbé, dans la petite ville de province où elle vit avec son mari Antoine. Pete, le professeur de musique togolais, propose à tous ses élèves un voyage organisé par lui dans son pays. Mais attention, avec que de l’authentique garantit et pas de tourisme à l’européenne classique. Etrange gars, ce Pete. A la fois charismatique, et semblant cacher de vrais facette sombres. Mais pourtant, cette idée de voyage plaît beaucoup à Sophie, de même qu’à Antoine. Ils finissent par dire oui et prendre part aux préparatifs de Pete. Mais à peine embarqués dans l’avion, ils vont se rendre compte que Pete n’a pas le comportement qu’ils lui connaissaient en France.

Petit traité de manipulation à destination des bédéphiles. Voilà ce qu’est cet album. On voit Sophie et Antoine plonger, ne pas se méfier, êtres abusés, et galérer à s’en sortir. Ils pensaient qu’on ne pourrait pas les prendre au piège, qu’ils avaient le contrôle et pourtant cette histoire montre qu’il n’en était rien. Cet album est une mise en garde contre les mouvements sectaires, un moyen d’interpeller le lecteur sur les situations auxquelles il pourrait être confronté. Les deux scénaristes montrent pourtant que les signes étaient là. Le racisme de Pete, son agressivité, qu’il justifiait toujours sous de mauvaises excuses fort à son avantage. Ensuite, on tremble littéralement avec eux devant le piège qui se referme et devant leurs subterfuges pour s’en sortir. Jusqu’à la conclusion, glaçante.
C’est la première fois que je lisais Arnaud Floc’h et c’est son dessin qui m’a aussi convaincu d’emprunter cet album. Il possède un trait simple, dans le réalisme, mais qui laisse une belle place à l’expressivité de la mise en couleur. Un artiste véritablement complet qui s’exprime dans tous les plans du graphisme.

Je ne regrette pas d’avoir osé découvrir cet album. Un auteur intéressant, une histoire très prenante, riche et complexe. Une excellente découverte proposée par Futuropolis, une fois de plus.

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