Blackest Night tome 1- Debout les morts (Jeudi Comics)

Blackest-Night-tome-1

Série: Blackest Night
Tome: 1
Titre: Debout les morts
Scénariste: Geoff Johns
Dessinateur: Ivan Reis, Doug Mahnke
Editeur VO: DC Comics
Editeur VF: Urban Comics
Date de publication VF: Février 2013

Un fan de Green Lantern, de DC Comics, ne peut décemment pas rater cet album. Blackest Night est sans doute une des meilleures saga de ces dix dernières années pour l’éditeur américain. C’est un cycle paru avant la remise à zéro New 52 (Renaissance, chez Urban), qui apporte une forme de conclusion aux intrigues lancées depuis 2005 par Geoff Johns autour de l’univers des Green Lanterns. Absolument incontournable, donc…

Un Green Lantern, Abin Sur, avait par le passé évoqué une sombre prophétie, invoquant l’advenue de la Nuit Noire.  Les Gardiens de l’Univers, cette race millénaire ayant créé le corps des Green Lantern, déclara ces récits hérétiques et condamnèrent leur porteur. Pourtant, il n’y a aucun doute, la Guerre de la Lumière, prémices de la Nuit Noire, a commencé. A travers l’univers, les émotions se sont matérialisées en lumières de couleur, en batteries, en corps indépendants et parfois antagonistes. Avec les Green Lantern symbole de la Volonté, le Sinestro Corp portant la lumière jaune de la Peur, les Star Sapphire brûlant de la lumière rose de l’amour, les Blue Lantern emplis d’espoir, l’Agent Orange et la lumière de l’Avarice et les redoutables Red Lanterns éructant la Rage. Mais une autre émotion se manifeste, une absence de lumière prend corps. Entre les mains de Scar le Gardien corrompu et de Black Hand le criminel terrien, voici venu le corps des Black Lanterns, relevant les morts à travers tout l’univers.

Il me fallait un moment pour vous présenter le concept global. Dit autrement, c’est l’invasion des zombies dans l’univers DC et la guerre totale dans tous les coins. Un évènement comme les comics de super-héros aiment en produire, mais là, vraiment passionnant. C’est presque jubilatoire de voir les différentes intrigues d’un scénariste converger et se rejoindre. Moi qui ai découvert le concept des corps de couleur avec Sinestro Corp War, en version originale, j’avais adoré lire en français cet évènement et je prends tout autant de plaisir à le relire aujourd’hui en version reliée. C’est sombre, c’est bourrin, c’est cosmique, c’est bien rythmé… Je n’ai presque que des louanges à faire à ce récit. Alors forcément, ceux qui ne connaissent rien de rien à cet univers vont avoir un peu de mal, puisque Geoff Johns ne se contente pas d’évoquer ses propres intrigues, il reprend carrément une multitude d’évènements (des morts de personnages) intervenus depuis des années sans qu’il n’y soit pour rien. Découvrir Sue Dibny en version zombie ne vous provoquera rien si vous n’avez pas lu au moins Crise d’Identité (republié récemment par Urban Comics, c’est fait exprès?). Je ne crois pas l’histoire nébuleuse , incompréhensible. Je pense qu’elle doit pouvoir se lire avec un regard de néophyte. Mais elle sera beaucoup moins savoureuse.
A noter que le scénariste réussi sans se mélanger à faire coexister plusieurs lieux dans son histoire. Entre le duo Barry Allen/ Hal Jordan sur Terre, les Star Sapphire en guerre sur Zamaron, leur planète d’origine, ou l’affrontement entre Green et Red Lanterns sur Ysmault, on ne se perd jamais. Et pourtant, il y a guère de temps pour souffler, Geoff Johns fait de l’épique.
Notons au passage que l’éditeur français propose une fois encore un travail remarquable. Urban Comics se démène pour permettre aux néophytes dont nous parlions il y a peu de suivre ce qui se passe à l’aide de résumés, de présentations de personnages, voir même d’épisodes supplémentaires facilitant la compréhension, et régale les habitués avec plusieurs pages de commentaires des épisodes par les artistes y ayant contribué ou avec les pages du Journal de Black Hand. Impossible d’être perdu ou de se sentir floué par une telle édition.

Parlons quand même un peu dessin. Je sais, je suis toujours moins prolixe à ce sujet, et Blackest Night est clairement une œuvre de scénariste. C’est le bébé de Geoff Johns. Mais Ivan Reis, pour parler de lui avant tout, est un dessinateur fantastique. Je vous avais dit combien ses planches étaient impressionnantes sur la série Aquaman New 52 (encore avec Johns), elles le sont tout autant sur ce série là. Il nous proposer régulièrement des pages doubles, des splash-pages comme on dit en anglais, à tomber par terre. L’une d’elle montre pourtant un fond noir avec les zombies en uniforme noir, et reste pourtant parfaitement lisible, on peut dénombrer et identifier tous les personnages. Son trait fin, énergique, convient parfaitement à la multitude de fils d’intrigues développés par son collègue scénariste. Il est remarquablement mis en couleur.

Blackest Night fait donc partie de mes coups de cœur chez DC Comics et je remercie Urban Comics de nous le proposer sous une si belle version. Encore un album qui tiendra une très bonne place dans nos bibliothèques, et à fort juste raison. Accrochez vous après cette lecture, vous n’aurez fait que la moitié du chemin. Il y a un tome 2 à venir…

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