Elementar tome 1 (Semaine auteurs grenoblois)

Elementar-numero-1

Série: Elementar
Numéro: 1
Scénariste: Felipe Grau
Dessinateur: Jérôme Doré
Editeur: Aelement Comics
Date de publication: Avril 2012

 

 

Voici un french-comics, une bande dessinée publiée au format comic-book, mais réalisée en France par des auteurs et un éditeur français. C’est par hasard, dans un journal gratuit grenoblois que j’ai découvert ce nouveau super-héros et son scénariste grenoblois. C’est ainsi que m’est venue l’idée de mettre à l’honneur les différents auteurs de bande dessinées de la ville. Ils ne sont pas légions, mais j’ai trouvé de quoi proposer sept chroniques. La première d’entre elle, donc, Elementar…

Jibril vit à Grenoble, où il étudie, tout en travaillant dans un fast-food du centre ville. Mais il est bien plus que cela. La nuit, il officie dans les rues en tant que justicier masqué sous le pseudonyme d’Elementar. Il est capable de créer du feu et de le projeter autour de lui. Son passé va ressurgir et poser plus de questions qu’il ne se l’imaginait.

Le french-comics, soyons honnête, ça ne m’intéresse pas vraiment. J’ai un peu suivi cela du temps de l’éditeur SEMIC, au début des années 2000, lorsque celui-ci, sous la houlette de Thierry Mornet publiait Strangers, mais je ne suis pas resté très longtemps focalisé sur ce genre. En fait, je ne crois pas tellement au concept même de french-comics, car je pense que l’univers Marvel ou DC est plus fort que le format de publication, en ce qui concerne les super-héros. Mais je ne suis pas obtu et il serait dommage de rater quelque chose sans m’en rendre compte.
Scénaristiquement, Elementar est de facture assez classique, mais efficace. Le coup des origines familiales mystérieuses, cela fonctionne toujours bien, et permet d’envisager de nombreuses intrigues potentielles. En ne commençant pas par l’acquisition des pouvoirs de Jibril, Felipe Grau évite un bel écueil et privilégie le rythme  aux explications. L’épisode gagne en efficacité, et le dynamisme surpasse le classicisme de l’histoire. Pour le grenoblois que je suis, les clins d’œil à la ville font toujours sourire. Avec le Parc Mistral et la place Victor Hugo, Grau nous propose quelques clichés sympathiques. Vivement la scène de baston en haut de la Bastille, ou sur les œufs.
Par contre, si le scénario a pu me séduire, ce n’est pas du tout le cas du dessin qui n’est pas, à mon avis, d’un niveau professionnel encore. Problèmes de perspectives, faiblesse des expressions des personnages et surtout, une horrible mise en couleur numérique qui gâche vraiment le dessin. Même si je paye un petit format, j’ai les mêmes attentes graphiques que sur n’importe quelle bande dessinée. Et là, elles ne sont pas remplies du tout.

Elementar connaîtra-t-il une longue vie, je ne saurais le dire. Séduira-t-il au delà des Grenoblois (qui ne peuvent cependant pas le trouver dans une librairie de la ville, personne ne l’a un mois après sa sortie) je me le demande vraiment. La ville est un personnage à part entière, dans les comic-books de super-héros, et je crains que celle-ci, même si elle me plaît, ne soit pas assez fédératrice. Faut-il condamner le projet dès aujourd’hui, je ne pense pas. Mais il y aurait besoin d’une énorme progression dans le dessin pour que cette série augmente ses chances de continuer à sortir.

 

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4 réflexions sur “Elementar tome 1 (Semaine auteurs grenoblois)

  1. PG Luneau Il y a 1 an

    Moi aussi, comme Mango, je te trouve un peu sévère! Bien que je ne l’ai pas lu, cet album ne me semble pas si terrible que ça : la planche que tu nous montres prouves en effet que le graphisme
    n’est pas encore parfait… mais il y a des TONNES de bédéistes dit professionnels qui ont un graphisme aussi moyen… et pour lesquels tu es moins sévère, parfois, il me semble! Pour ce qui est
    de la couleur, moi, elle ne me déplait pas : elle est bien prononcée, c’est vrai, mais j’aime bien les aplats et les couleurs vives… Bref, j’ai l’impression que je serais un peu plus généreux
    que toi avec cette série qui, loin d’être parfaite, me semble aussi prometteuse que la toute jeune série québécoise de justicier masqué : l’Ocelot, avec laquelle elle
    partage manifestement plein de qualités et de défauts, tant sur le plan graphique que scénaristique! Je l’ai critiquée ici.

  2. Yaneck Chareyre Il y a 1 an

    Rah, franchement, ce n’est pas professionnel. Et je ne sais pas avec quels dessinateurs du compares celui-ci, mais franchement, tu dois avoir de bien piètres lectures, parce que je ne vois pas
    qui chez les pro fait moins bien. (taunt mode! ^^)

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