Les aigles de rome tome 1 (Mardi chronique)

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Série: Les aigles de Rome
Tome: 1
Auteur: Enrico Marini
Editeur: Dargaud
Date de publication: 2007

 

Rome et ses légions en ont fini avec les gaulois, mais les germains sont demeurés un peuple puissant, et des ennemis à combattre. Certains peuplent ont été vaincus et soumis, d’autres ont chèrement payé sur le champ de bataille le droit de devenir des alliés de Rome. Les Chérusques sont de ceux là. Régulièrement, des otages seront envoyés à la Capitale, pour sceller cette alliance. Titus Valerius Falco, vieux général désormais blessé, n’escomptait pas que l’Empereur lui confie un de ces otages, fait citoyen romain, pour l’éduquer aux côtés de son fils, lui-même né d’une mère barbare. Sous l’aigle de Rome, les deux jeunes garçons vont apprendre à se battre, et une relation étrange va naître entre eux deux.

Enrico Marini fait une pause avec le Scorpion, et nous propose une série dont il est lui-même le scénariste. Ais-je besoin de vous dire combien c’est excellent, en terme de graphismes? Combien le dessin de l’artiste est grandiose, et emplit de qualités? Ce n’est pas là dessus qu’on peut essayer de juger Marini, il reste égal à lui-même, c’est à dire excellent.
Mais sur le scénario, c’est autre chose. Il s’essaye en solo, chose qu’il n’avait pas l’habitude de faire. Et autant dire que c’est plutôt une réussite. Dans un genre moins guindé que Murena, et qui n’est pas sans rappeler les grands spectacles d’un Gladiator de Riddley Scott, Marini délivre une histoire intéressante de frères ennemis, même si la thématique est assez classique. Mais la caractérisation des personnages est réelle, et apporte beaucoup. Les styles différents des deux « frères », le père sévère, la demi-sœur complètement horrible, vraiment, l’auteur ne s’est pas raté, sur ce point. Il laisse planer des doutes intéressants, qu’il reprendra sans doute par la suite. Il faut oser ne pas donner de réponses évidents immédiatement, retarder la satisfaction du lecteur. Tous les scénaristes ne se le permettent pas.

Un album somme toute assez classique, mais quand même largement magnifié par le talent d’Enrico Marini. Une série que je vais avoir plaisir à suivre je pense, même si la débauche de sexe n’est pas sans me lasser.

 

Ils en ont parlé: Krinein, Soukee, Le Graphivore, Planète BD.

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3 réflexions sur “Les aigles de rome tome 1 (Mardi chronique)

  1. Yaneck Chareyre 10/01/2012 07:57

    Oui, le sexe gratuit me lasse. Si j’ai envie de lire du cul, je vais lire du cul. Là, c’est juste présent pour solliciter les hormones des mâles, ça n’apporte pas grand chose à l’histoire (un peu
    plus dans le tome 2, mais il y avait tellement de façons de parvenir au même résultat).

    Je trouve ça vulgaire, dans le plus mauvais sens, et extrêmement facile. Mais bon, le reste de l’album compense

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