La rose de Versaille tome 1 (La bd du mercredi)

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Série: La Rose de Versailles
Tome: 1
Auteur: Riyoko Ikeda
Editeur VF: Kana
Editeur VO: Chuokoron-sha
Date de publication VF: 2002

1755, trois enfants naissent dans trois pays d’Europe différents. Ils ne le savent pas, mais leurs destins sont liés, pour le bonheur, ou le malheur, qui sait? Oscar de Jarjayes, née fille en France, auprès d’un père qui rêvait d’un garçon, et pliera la réalité à ses désirs. Hans Axel de Fersen, fils d’un noble militaire suédois. Marie Antoinette Jeanne de Lorraine, fille de l’impératrice d’Autriche, future femme de Louis XVI. Venez découvrir ce que le destin leur réserve, dans une France misérable, dans un palais de Versailles loin de toute réalité. La Révolution Française se prépare, et se faisant, le destin tisse sa toile autour des trois jeunes gens.

Enorme classique du manga, La Rose de Versailles est aussi plus connue en France sous le nom de Lady Oscar, titre du dessin animé en version française. Voici un énorme pavé, imaginez donc, 5.5 cm d’épais… Je ne saurais dire le nombre de pages, elles ne sont pas numérotées (oui PG, c’est énervant). Une belle fresque romantique, puisque nous sommes dans un shojo, qui prend pour toile de fond la France de la fin du 18e siècle. Versailles, qui fascine toujours, au XXIe siècle Sofia Copola, dans les années 60, Riyoko Ikeda.
On suit donc ces trois personnages, et si Fersen passe presque pour un personnage secondaire, Oscar et Marie-Antoinette sont les deux vraies héroïnes de cette saga. Deux femmes somptueuses, deux caractères opposés, mais une domination sur leur entourage indéniable. Il n’y a qu’à voir comment Oscar séduit tous les hommes, et comment la reine est dessinée telle un ange. Alors oui, nous sommes en pleine romance, ce ne sont que jeux de séductions. Et malgré tout, Riyoko Ikeda parvient à me captiver, à me garder dans l’intrigue sans jamais me perdre. Car si l’amour est là, l’auteur n’oublie jamais de nous resituer l’état de la France de l’époque. Régulièrement, via notamment le personnage de Rosalie, mais pas que, nous sommes sortis des fastes de Versailles, pour voir les conséquences directes et matérielles de la vie de la noblesse entourant la famille royale. Alors que le scénario pourrait passer pour un panégyrique de Marie-Antoinette, l’auteur évite l’écueil et rajoute un fond d’histoire, un fond de politique, à sa belle romance. Il n’y a que l’adjonction du voleur masqué que je trouve inappropriée. Le scénario n’avait pas besoin de cela, et pour signifier les préparatifs de la Révolution, l’auteur avait de nombreux autres outils, qu’il utilise pourtant. Etrange choix scénaristique, qui tombe comme un cheveu sur la soupe. Mais qui remet aussi en avant le personnage d’Oscar, et lui redonne de l’épaisseur face à la Reine. D’ailleurs, qui est la Rose de Versailles?
Graphiquement, Ikeda est complètement dans le classicisme manga. Peu de décors, une part belle donnée aux expressions, aux personnages et à la dynamique des corps. De nombreux auteurs s’inspirent de Riyoko Ikeda, cela me paraît une évidence. On retrouve déjà, aussi, les petits personnages humoristiques pour certaines scènes. Toujours pas ma tasse de thé, mais tellement manga…

Il y a une suite à ce recueil, que je vais m’empresser de lire. Riyoko Ikeda parvient à toucher mon âme de midinette en n’oubliant pas de soigner le fond de son intrigue. Pour un shojo, c’est bien plus que j’en attendais.

Ils en ont parlé: Imladris, Meadowsofheaven, Melainebooks,

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10 réflexions sur “La rose de Versaille tome 1 (La bd du mercredi)

  1. wens en effeuillant le chrysanthème 14/12/2011 09:42

    J’avoue avoir beaucoup de mal avec l’esthétique manga. Le scénario par contre me tente.

  2. Yaneck Chareyre 14/12/2011 12:29

    Question dessin, c’est du manga très abordable. Et pour l’histoire, ma foi, c’est un bien beau mélange d’Histoire, d’aventure et de romance. Je viens tout juste d’emprunter le tome 2

  3. Joelle 14/12/2011 16:28

    Je ne connais que de nom mais je vais pouvoir découvrir car j’ai vu que la biblio avait le premier tome !

  4. Sara 14/12/2011 17:33

    Jamais eu le courage de me plonger dans ces deux pavés qui me paraissent désormais un peu « vieillot ». Le manga a tellement évolué depuis. Toutefois, l’histoire est véritablement séduisante- c’est
    indéniable. En lisant cela, je me replonge évidemment (mode vieille peau on) dans le DA qui a bercé mon enfance (mode vieille peau off)! Je me souviens encore du générique, c’est dire.

  5. Mango 14/12/2011 19:46

    La couverture est séduisante mais je n’ai pas encore réussi à me mettre aux mangas. Pourtant l’histoire comme tu la racontes me plaît bien. A voir plus tard sans doute.

  6. Noukette 14/12/2011 22:44

    Si ton âme de midinette a été séduite… Personnellement, je trouve que c’est un argument de poids ! 😉

  7. Arsenul 15/12/2011 11:45

    J’aime ce genre de dessin à la Hatsumoto qui rappelle l’âge d’or du manga. Je ne connaissais pas ce classique. Je lis du manga à l’occasion, c’est une bonne suggestion.

  8. Yaneck Chareyre 16/12/2011 07:27

    Tout à fait, c’est exactement ça. En plus, deux tomes, ça se lit vite (enfin, ils font 20 cm d’épais, les deux tomes)

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