Paul à la pêche (Samedi chronique)

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Série: Paul
Titre: Paul à la pêche
Auteur: Michel Rabagliati
Editeur: La Pastèque
Date de publication VF: 2006

 

Paul et Lucie partent en vacance et rejoignent la sœur de Lucie et sa petite famille sur le bord d’un lac pour pêcheurs passionnés. Sur cette idée générale, se brodent des souvenirs nombreux, une fugue de Paul jeune, les débuts de la sœur de Lucie comme travailleuse sociale, et puis, une préoccupation du jeun couple: avoir un enfant.

Un peu déçu par cet album de Paul, que je trouve extrêmement délité dans son propos. Ce qui s’avère intéressant, au final, c’est la quête de la parentalité pour Paul et Lucie. Le séjour au lac, avec les gros bouseux tendance pêche, je m’en moque éperdument. La fugue de Paul, les désirs d’adoption de Monique, oui, intéressant, mais il faut attendre 150 pages, soit les trois quart de l’album, pour en venir au thème majeur. Je ne comprends pas ces détours. Est-ce un moyen de parler de l’enfance des personnages, de leurs différents rapports à la parentalité, avant d’en venir à l’intrigue principale? Peut-être, mais dans ce cas, que de détours, et je n’adhère pas à la manœuvre. Je ne suis pas convaincu par les choix de construction de l’intrigue de l’auteur. On garde de la qualité, c’est indéniable, surtout sur les 50 dernières pages, mais que de temps perdu…

Non, vraiment, je suis déçu. J’essayerai sans doute d’autres albums de la série si je le peux, mais je sens que l’auteur aura réussit son meilleur travail avec Paul à Québec.

 

Ils en ont parlé: Mon coin parlé, Tamaculture, Marguerite, La bibliothèque d’Allie.

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5 réflexions sur “Paul à la pêche (Samedi chronique)

  1. PG Luneau 01/10/2011 15:32

    Bien sûr, si tu compares avec Paul à Québec, qui est son travail le plus abouti, le plus achevé, le plus travaillé et le plus profond, tu risques d’être un peu déçu! Paul à la pêche était son avant
    dernier, et il était en continuité avec l’évolution du travail de l’auteur. En effet, Rabagliati s’est presque fait une marque de commerce de tous ces détours, ces flash-backs, ces tergiversations.
    Tous ces premiers albums en sont remplis… Et comme ces apartés nous montrent notre ville, notre enfance, notre monde, notre vécu à nous, Québécois, on les aime quand même, même s’ils ralentissent
    le récit principal. Peut-être que cet élément de nostalgie est moins présent chez vous, à cause de nos différences de culture, d’où le moins d’intérêt? Je ne serais peut-être pas aussi ému si je
    lisais la jeunesse d’un Alsacien qui se remémore ses jouets d’enfance, ses émissions de télé préférées et ses cahiers scolaires, par exemple. Et ce serait bien normal, puisqu’ils n’évoquerait rien
    pour moi, sinon que très indirectement…

  2. Caro 01/10/2011 19:52

    Je viens de terminer « Paul a un travail d’été » (pas encore chroniqué sur mon blog) et j’ai beaucoup aimé… C’est frais et très réaliste. Ne te laisse donc pas décourager par cet album (que je n’ai
    pas encore essayé d’ailleurs…)

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