Identity Crisis (Jeudi Comics)

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Titre: Identity Crisis
Scénariste: Brad Meltzer
Dessinateur: Rag Morales
Encreur: Michael Bair
Coloriste: Alex Sinclair
Editeur VO: DC Comics
Editeur VF: Panini Comics
Collection VF: DC Deluxe
Date de publication VF: Janvier 2010

 

Ralph Dibny est publiquement connu comme le super-héros surnommé l’Homme-Elastique. Son identité n’est plus secrète, et sa vie est scrutée par les paparazzis comme une véritable star. Mais un soir que Raph enquête sur une affaire montée par sa chère épouse Sue, pour sa surprise d’anniversaire, un évènement horrible survient. Sue Dibny est retrouvée morte calcinée dans leur appartement. Un super-vilain l’a tué. La Ligue de Justice, et toutes les équipes de super-héros vont se mettre en chasse de celui qui a osé tuer l’une des leurs, une de leur proche. Mais certains, dans la Ligue, ont une idée sur l’identité du responsable. La faute à des actes qu’ils ont longtemps tus, et qui pourraient bien avoir des conséquences aujourd’hui.

Voici une mini-série qui a fait couler beaucoup d’encre chez les amateurs de super-héros. Plusieurs meurtres vont avoir lieu dans la communauté des super-héros, ou du moins dans leur entourage, et cette violence a parfois été jugée comme gratuite de la part du scénariste. Pour ma part, c’est une histoire que j’apprécie beaucoup, car elle colle parfaitement avec ce que j’aime chez Marvel, le concurrent de DC, à savoir les focus mis sur les personnages et leur psychologie. De préférence, bien évidemment, sur de mauvaises pentes. Les icônes doivent être cassées, et la réalité de l’humain toujours rappelée. Et c’est cela que fait Brad Meltzer, en confrontant certains de ces héros à des dilemmes lourds, et susceptibles de marquer profondément leur psychologie. Lui-même explique bien comment il a voulu confronter ces héros symboles d’une période, l’âge d’argent, phare dans le monde des comic-books de super-héros. Et oui, il les maltraite, mais en même temps, les rend terriblement humains. Là où je rejoins les critiques, c’est en me questionnant sur la pertinence de tous les meurtres de ces quelques épisodes. Car il n’y a pas que Sue Dibny à y passer. Je ne donne aucun nom pour que les amateurs qui ne connaitraient pas encore cette série en profitent pleinement, sauf pour un cas, que je juge profondément inutile. Le héros Firestorm meurt bêtement en une page à peine, sans que ça n’ait un quelconque intérêt pour le scénario, sans que ça ne joue en aucune façon sur la tension dramatique, et sans même que les personnages principaux n’en soient touchés. Là, nous sommes dans l’acte gratuit et inexplicable. Pour les autres… Ma foi, c’est dur, mais c’est aussi plein de sens, et là, ça apporte réellement de la tension. Les héros s’interrogent fortement sur la façon dont ils protègent leurs familles, et pour moi ça a du sens, ça ramène ces icônes dans une sorte de réalité.
Mais vraiment, ça se lit très bien. Ma première lecture se fit alors que je n’avais qu’une connaissance parcellaire de l’univers DC, et pourtant j’ai été touché par les évènements présentés. Je ne connaissais pas Sue Dibny, je n’avais pas connus les personnages qui franchissent la ligne jaune, à l’époque où ils étaient censés le faire, mais je me suis laissé porter, et l’ambiance, les questionnements, m’ont permis de rentrer pleinement dans l’histoire.
Rag Morales s’avère un bon choix pour la partie graphique. C’est un dessinateur assez classique dans le genre super-héroïque, je dirai même, très abordable, mais pourtant son dessin est plein de force et d’émotion. La folie, la colère, la violence, transparaissent toujours très bien avec lui. C’est un bon dessinateur grand public, un bon choix pour aborder une telle histoire. Choisir un artiste porté sur les ombres et le noir, aurait sans doute rendu la lecture plus difficile à supporter. Il amène un juste équilibre, de même que le travail d’Alex Sinclair, le coloriste.

Néophytes complets de l’univers DC, passez votre chemin pour le moment, mais gardez cet album sous le coude. Immergez-vous juste un peu auprès de ces grands héros, Batman, Superman, Green Lantern, Flash, Green Arrow, et alors, vous pourrez apprécier pleinement cette série. Pour ma part, je trouve le traitement de Brad Meltzer inhabituel chez un éditeur plus habitué à des héros consensuels. Et cette faiblesse chez le héros, c’est ça, qui me fait apprécier le genre.

 

Ils en ont parlé: Scénario, ActuaBD, Planète BD, Univers Marvel. Lectures sans frontières.

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4 réflexions sur “Identity Crisis (Jeudi Comics)

  1. PG Luneau29/09/2011 22:08

    Voilà un synopsis qui me parle tout à fait!! Il semble complètement centré sur ce que je préfère des récits de superhéros : leur force de caractère, leurs contraintes, ce qui les forge en tant
    qu’héros…
    Je le note, celui-là, même si certains de ces persos me sont plutôt inconnus!

  2. Yaneck Chareyre29/09/2011 22:49

    Si tu as les principaux perso à peu près en tête, je pense que ça peut passer. Mais oui, ça semble bien te correspondre, et c’est en un album relié ^^

  3. A_girl_from_earth29/09/2011 23:57
    Très beau billet qui éclaire ce comic book d’une belle lumière. Je le rajoute au mien pour contrebalancer mes impressions.:)

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