Alix tome 5- La griffe noire (Lundi classique)

Alix-tome-5

Série: Alix
Tome: 5
Titre: La griffe noire
Auteur: Jacques Martin
Editeur: Casterman
Date de publication: 1965

 

Alix et Enak séjournent à Pompéi, chez un cousin de la famille Gracchus. Autour d’eux, d’étranges attaques vont se perpétrer, laissant de vieux hommes influents comme pétrifiés, mais toujours en vie. Alix va se mettre en quête des coupables et du moyen de libérer les hommes en question de leur état. Il va mettre le nez dans une vieille histoire, un de ces tristes moments que la République romaine a toujours préféré taire.

J’ai une histoire particulière avec cet album, vous me pardonnerez d’en faire état pour commencer cette chronique. Petit, j’avais parfois des crises de somnambulisme. Rien de grave, mais un soir, alors que mon père venait de rentrer du travail, je me souviens m’être retrouvé dans le salon de mes parents, et avoir vu que mon père m’avait ramené cet album de son CE. A l’époque, je lisais donc régulièrement des Alix. Étonnez-vous que j’aime toujours la bande dessinée. Voilà, ce petit moment intime partagé, vous comprendrez que j’ai une affection particulière pour ce tome.
On sent les progrès de Jacques Martin sur les scénarios. On a le droit à une intrigue plus fouillée, plus poussée, et qui va amener Alix de manière plus cohérente sur différents théâtres, de Pompéi  jusqu’aux côtes d’Afrique noire. Et puis il y a la mise en scène des attaques, avec cette fameuse « griffe noire ». Un tueur mystérieux, une arme étrange, voilà qui est parfait pour nourrir l’imagination du lecteur. Histoire de chipoter comme PG Luneau aime à le faire, je dirai que le fait que l’histoire soit découpée par moitié, entre Pompéi et l’Afrique, me gêne un peu. J’aurai préféré moi, plus de temps et d’investigations en Italie, autour de la traque du tueur, qui se fait un peu trop facile. Mais je pense que c’est surtout un scénario de son époque, où l’on aimait mettre beaucoup d’aventures différentes, où l’on craignait de perdre le lecteur si on ne le faisait pas voyager. Acceptons cela, ça ne gêne que peu la lecture. Alix continue sur sa lancée de héros inoxydable. Pas exempt d’erreur, il s’avère doté des meilleures qualités morales qui sauvent tout, à l’époque.
Et graphiquement, Jacques Martin s’affirme aussi à chaque album. Bien entendu, il garde cet aspect figé et rigide, mais il me semble gagner aussi en finesse de trait, peu à peu. Qu’il se bonifie avec le temps est une bonne chose.

Voici un album d’Alix encore un peu daté, mais peut-on lui en tenir rigueur, plus de 45 ans après sa parution? Pour moi, cela reste très lisible, et toujours passionnant. Alix est une série que je ferai découvrir à mon fils comme mon père l’a fait avant moi.

 

Ils en ont parlé: Scénario.

topbd_201316/20

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