Exit- Intégrale (Mardi chronique)

Série: Exit- intégrale
Scénaristes: Bernard Werber
Dessinateur: Alain Mounier/ Eric Puech
Editeur: Albin Michel
Date de publication: 2003

Amandine Wells travaille dans un magazine consacré aux jeux vidéo. Mais lorsqu’elle se voit contrainte d’édulcorer une de ses critiques pour des raisons de budget publicitaire, elle démissionne. Rentrant plus tôt chez elle, elle trouve son petit ami au lit avec une autre. Autrement dit, la vie d’Amandine ne va pas bien. Alors quand par hasard, sur internet, elle découvre Exit, une organisation qui propose d’aider à mourir, elle en vient à s’inscrire. Mais pour être tuée, elle devra d’abord tuer elle-même. Et hors de question de chercher à sortir de l’accord une fois celui-ci signé. Alors qu’elle voulait mourir, Amandine va tout faire pour essayer de survivre. Mais Exit est partout…

Prêté par un partenaire de jeu de rôle, j’ai donc pu lire Exit, que j’avais du voir à sa sortie à l’époque. Une série BD scénarisée par Bernard Werber, ça avait tout pour me plaire, alors je remercie ce collègue pour cette lecture.
J’adore Werber, et l’on retrouve sa sensibilité particulière, son regard sur l’homme, dans cette série. Un regard rarement tendre avec le genre humain, et cela ne fait pas exception. Tuer pour être tué, et trouver de nombreux adeptes à cela, ce n’est pas avoir une vision optimiste de la race humaine. Mais Werber est aussi doué pour tenir en haleine son lecteur. Et cela ne manque pas, jusqu’à la fin de la trilogie, on ne parvient pas à deviner qui est à la tête d’Exit. D’une certaine façon, sa réponse est un peu déroutante, mais tout à fait dans son style. Intensité, suspens, le romancier fait une incursion réussie dans la bande dessinée.
C’est sur le dessin que cela pêche un peu. Pas les deux tomes dessinés par Alain Mounier. Non, lui est un dessinateur comme je les aime en franco-belge, avec un beau trait, et un bon sens de la mise en scène. Mais il ne fait pas le troisième tome, qui est l’œuvre d’Eric Puech. Celui-ci essaye de se placer dans ses pas, de reprendre une bonne part de son style, mais c’est nettement plus brouillon, moins joli. C’est dommage que Mounier n’ait pas tout fait, surtout que Puech saura faire beaucoup mieux par la suite.

Bonne découverte, donc, pour une série à tendance thriller qui fonctionne particulièrement bien. L’insertion de l’écrivain dans la bande dessinée ne s’avère pas du tout un obstacle, et on a là une série tout à fait satisfaisante pour les amateurs du genre.

 

Ils en ont parlé: BDouebe, La bd en bulles.

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