La fin du monde (Vendredi chronique)

La-fin-du-monde

Titre: La fin du monde
Scénariste: Pierre Wazem
Dessinateur: Tom Tirabosco
Editeur: Futuropolis
Date de publication: Septembre 2008

Une jeune femme allongée sur un plancher. Elle ne sait plus ce qu’elle doit faire, elle parle avec elle-même. Alors qu’à l’extérieur, une pluie digne de la fin du monde commence à tomber, elle ne sait pas. Lorsque son père tombe dans le coma, elle finit par retourner dans la maison de son enfance. Celle où il y avait une pièce, tout en haut, dans laquelle il était interdit d’aller.
Etonnante lecture, que j’ai faite après une publication de la BD du Mercredi. Etonnante, car sans doute un de ces albums qui ne se digèrent pas comme un repas de fast-food, en rapidité. Je sens bien que les émotions en moi qui sont nées de cette lecture sont profondes. Elles resteront un peu, s’attarderont sans doute. Cet album est étrange. Mélange de délire onirique, d’univers fantastique, et de mal-êtres bien réels. La jeune femme, dont on ne connaît même pas le prénom, a quelque chose qui lui pèse, quelque chose à régler qu’elle ne parvient pas à trouver. Sa rencontre avec une vieille femme parlant aux chats va changer cela. En fait, je réalise que je préfère ne pas trop vous en dire, afin de vous préserver les surprises distillées par Pierre Wazem. On dirait presque une psychanalyse freudienne. Il y a le rapport à la mère, l’inconscient de la naissance. Et ce rapport au père, distant, à la grand-mère, omnipotente. Des choses que le personnage se remémore au fur et à mesure de l’album.
Difficile de dire exactement ce qu’est cet album. Chacun trouvera sa propre réponse, considérant les faits présentés comme advenant, ou les considérant comme métaphoriques.

Tom Tirabosco, que je ne connaissais pas, livre une belle prestation au dessin. En noir, blanc, bleu et gris, une association que j’aime de plus en plus. Il retranscrit à merveille les ambiances, de fin du monde, d’onirisme, voulues par le scénariste. Il a un trait parfois grossier, souvent simple, mais qui véhicule bien les émotions de l’histoire. Une belle association que voilà, pour ce récit.

Est-ce que je vous encourage à découvrir cet album, bien évidemment. Une fois de plus, les éditions Futuropolis se montrent exigeantes et novatrices. Sont-elles seulement capables de produire de mauvaises choses? Avec La fin du monde, on est à nouveau dans l’excellence pour la bande dessinée en général.

PS: Nous sommes le 9 Juin, jour de l’anniversaire de mon fils, et c’est la 3e chronique relative à la naissance, la parentalité, que j’écris aujourd’hui. Je le fais exprès?

 

Ils en ont parlé:  La culture se partage, Cachou, Planète BD, Actua BD.

 

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10 réflexions sur “La fin du monde (Vendredi chronique)

  1. Yaneck Chareyre 15/07/2011 10:07

    Introspective, en fait. C’est à dire qu’elle porte une réflexion sur ce qui est en nous, ce qui nous est personnel.

  2. choco 15/07/2011 12:45

    Ah, j’aime beaucoup Tirabosco ! Cet album et « sous-sols » qui suit sont de cette veine onirique dont tu parles. Son graphisme est très étrange mais perso, je suis fan !
    D’ailleurs lundi prochain, je vais parler d’un autre album des 2 compères : « Monroe »… 🙂

  3. PG Luneau 15/07/2011 19:23

    Bof… Avec l’introspection, je dois y aller à petites doses, et quand je le sens. Pour le moment, je ne suis pas trop dans cette veine, et encore moins pour cet album-là en particulier, dont le
    graphisme ne m’impressionne pas outre mesure. Peut-être dans quelques mois…

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