Paul en appartement (Semaine noir et blanc)

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Série: Paul
Titre: Paul en appartement
Auteur: Michel Rabagliati
Editeur: La Pastèque
Date de publication: 2004

Paul et Lucie, deux québécois dans les années 70. Ils s’installent en appartement. C’est l’occasion pour eux de se remémorer des souvenirs, leur rencontre, leurs études communes, mais aussi de découvrir la vie en couple, et les nouveaux rapports qu’elle engendre.

Michel Rabagliati, a été une des surprises du palmarès d’Angoulême 2010. Sa dernière production dans la série « Paul » était primé par le public, à la surprise de beaucoup. Dont moi. Alors, lorsque j’ai trouvé cet album en bibliothèque, j’y ai vu une bonne façon de me faire un avis sur cet auteur et sa série. Et en fait, j’ai plutôt aimé. Pour moi, il souffre d’avoir été lu après Asterios Polyp. Sur le scénario, je retrouve un peu la même ambiance, cette simplicité rendue intéressante et attractive. Le trait de Michel Rabagliati me rappelle un peu celui de Mazzuchelli lorsqu’il n’expérimentait pas. Si je n’avais pas lu Asterios Polyp, j’aurais sans doute trouvé cet album fantastique, alors qu’aujourd’hui, je le trouve juste très bien.
Comme je le disais, l’auteur nous parle d’évènements simples, l’installation d’un couple, sa rencontre, la vie quotidienne, avec un talent incroyable. Il y a des réflexions intéressantes à chaque coin de case. Un petit détour, et il évoque la misère du Viêt-Nam des années 70, un autre, et ce sont les relations homosexuelles, qui sont abordées, ou bien le rapport à la mort. Cet album est d’une richesse incroyable. Je pense qu’on peut le lire à plusieurs reprises et toujours y trouver quelque chose susceptible de nous parler. C’est assez impressionnant.
Le trait de Michel Rabagliati apporte lui aussi une touche de simplicité, et pourtant, il cache toujours une masse de travail conséquente. Les décors sont toujours très travaillés, très détaillés, donnant là aussi une grande crédibilité à l’univers proposé.

C’est donc, vous l’avez bien compris, une excellente découverte pour moi. J’essayerai de lire d’autres titres de cet auteur, qui a su me charmer alors que je n’attendais rien du tout.

 

Ils en ont parlé: Mon coin lecture, MargueriteCulture et débats.

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8 réflexions sur “Paul en appartement (Semaine noir et blanc)

  1. PG Luneau Il y a 3 ans

    Je suis bien content que tu aies aimé ce désormais incontournable icône de la BD québécoise qu’est Rabagliati… mais je suis un peu déçu que tu le compares tant à l’autre gus Polyp dont tout le
    monde parle ces jours-ci! En plus de toutes les qualités que tu lui trouves, nous, on a en plus la chance de connaître les lieux qu’il traverse. En effet, Rabagliati (que j’ai eu la chance de
    côtoyer à plusieurs reprises: deux de ses lancements, un spectacle de la chorale dans laquelle il chante, un souper avec les bédéistes des édtitions de la Pastèque… et même une rencontre
    impromptue, sur le trottoir! Moi aussi, j’en côtoie, du beau monde! 😉 )… Rabagliati, donc, est un fabuleux témoin de son environnement. Jamais Montréal n’a été aussi bien représentée en BD que
    dans ses albums! À ce sujet, je te laisse l’adresse internet d’un article fort éloquant, paru dans la version électronique du magazine québécois l’Actualité. Tu verras, les comparaisons entre les
    bâtiments réels et ceux dessinés sont très évoquatrices de l’amour qu’il voue à sa ville!
    Paul en appartement est un des excellents de la série. Mon préféré reste encore Paul a un travail d’été, car j’ai pu y revivre toutes mes années comme moniteur dans un camp de vacances (ce que vous
    appelez vos colos!). Ses deux derniers tomes, Paul à la pêche et Paul à Québec sont très touchants car ils abordent des sujets plus intimistes. Je te souhaite vraiment d’avoir la chance de les
    lire… car je réalise que, juste à t’en parler, j’en suis encore tout chamboulé. J’aime vraiment ce bédéiste d’un amour viscéral, et je ne suis pas le seul québécois dans cette situation! Il a
    véritablement redorer (ou même dorer, car il ne l’avait jamais vraiment été!!) le blason de la BD au Québec, et plein d’adultes se sont enfin mis à explorer plus sérieusement la BD, réalisant que
    le neuvième art ne se limitait plus qu’aux Schtroumpfs ou aux Tintin de leur enfance.
    Mais j’écris, j’écris… J’espère que tu ressentiras vraiment la véritable passion que j’ai pour l’oeuvre de cet homme, et que tu ne mettras pas tout ça sur le dos d’un chauvinisme malsain, car ce
    n’est vraiment pas le cas. J’aime plusieurs séries québécoises, j’en trouve plusieurs insipides et j’adore des tonnes de séries européennes. Mais Paul a une place privilégiée dans mon coeur
    (qu’est-ce que je peux faire kétaine, quand je m’y mets!!)

    Voici donc le lien promis. Bonne visite virtuelle!:

    http://www2.lactualite.com/multimedia/photoreportage/le-montreal-de-paul/2010-08-02/

  2. Yaneck Chareyre Il y a 3 ans

    Merci de la précision que tu apportes, totalement inaccessible pour un non-québécois. ^^

    Et en effet, je vois que c’est un auteur qui te touche beaucoup. Moi, ce ne sera pas à ce point, mais indéniablement, il a quelque un petit quelque chose qui le rend intéressant.

  3. A_girl_from_earth Il y a 3 ans

    Aaah tu me donnes envie de lire ce Paul-ci, un de ceux sur lesquels je n’ai pas encore réussi à mettre la main! Et je ne connaissais pas Asterios Polyp qui m’intrigue du coup!

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