Transmetropolitan tome 4- Eloge funèbre (Vendredi comics)

Transmetropolitan-tome-4

Série: Transmetropolitan
Tome: 4
Titre: Eloge funèbre
Scénariste: Warren Ellis
Dessinateur: Darrick Robertson
Editeur VF: Panini Comics
Editeur VO: DC Comics
Label VO: Vertigo
Date de publication VF: Mars 2009

Le Président Callahan a mis en place ce qu’il fallait pour faire chier Spider Jerusalem autant qu’il l’a fait chier lui. Il l’a fait virer du Words, a envoyé les flics dans son appartement, bloquer son pognon… Mais Spider s’est fait la malle au bon moment, et lui et ses sordides assistantes vont continuer la mission qu’il s’est fixé, immergés dans la rue. Plus de journal? Pas grave, il s’adresse directement aux fondateurs du Trou, ce webcanal pirate impossible à localiser. Sans le savoir, le Sourire a lâché Spider en ville, sans plus aucune laisse. Et le journaliste va se lâcher pour que la vérité éclate. Attention, ça va tâcher!

La qualité de cette série ne faiblit pas, jamais. Les épisodes passent, mais Ellis et Robertson ne lâchent rien. Ils s’amusent toujours autant à tester des modes de narration différents, histoire de renouveler les ambiances qu’ils proposent. Dans le cas présent, ils nous plongent encore plus dans les entrailles de la ville, et ce n’est pas beau à voir. La critique du système politique américain est réellement palpable. Ce tome là, c’est une claque aux anti-Etat, à ceux qui prétendent que les individus sont responsables d’eux-mêmes et rien que d’eux. Ellis appuie là où ça fait mal, pousse les logiques à leur paroxysme, et ça donne les portraits de gamins prostitués et drogués jusqu’à la moelle, ça donne des fous tous plus tarés les uns que les autres, et convaincus des trucs les plus dingues. Amitiés aux Républicains américains. Cet album est pour eux.
Et mine de rien, le personnage de Spider Jerusalem évolue. En bien ou en mal, je vous laisserai juger, mais un nouveau tempo s’installe pour le personnage. On va voir ce que les auteurs en font, mais je crains le pire. Non, pardon, j’espère bien avoir le pire. Et pire encore.
Darick Robertson, quant à lui, est toujours aussi bon sur cette série. Rien ne lui fait peur, aucune situation, aucun délire graphique. Warren Ellis s’est vraiment trouvé le compère idéal pour une œuvre aussi barrée.

Allez, on enchaîne, une nouvelle dose de cette bonne came!

Logo top bd16.5/20

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s