Le Montespan (Samedi chronique)

Le-Montespan

Titre: Le Montespan
Scénariste: Jean Teulé
Dessinateur: Philippe Bertrand
Editeur: Delcourt
Collection: Mirages

Date de publication: Février 2010

L’histoire du cocu le plus célèbre de France. Le Marquis de Montespan avait épousé une femme d’une grande beauté, mais il l’aimait, et elle aimait la richesse. Alors quand elle fût introduite auprès du Roi, elle n’eut aucun mal à l’être par lui. Toute la Cour se félicitait de cette nouvelle maîtresse pour le grand Louis XIV. Mais le marquis, lui, comptait bien reprendre son épouse.

D’habitude, je ne suis pas très adepte des romans adaptés en bande dessinée. Il y a quelque chose qui me gêne, fondamentalement, dans le principe. Je dois aimer garder en tête les images que je me suis faite, et ne pas les remplacer par celles d’un dessinateur. Mais si je ne les achète pas, ces albums, parfois je les emprunte, comme c’est le cas pour celui-ci. J’ai toujours regretté de ne pas prendre le temps de lire le livre de Jean Teulé, dont j’apprécie souvent les passages à la télé. Façon de me dédouaner un peu…
Delcourt a donc fait mettre en image son roman sur le marquis de Montespan. Sacré personnage, amoureux, jaloux, conquérant, et malgré tout plein d’humour. Du genre à se faire fixer des cornes de cerf sur le carrosse pour que personne n’ignore sa déveine. Un homme de valeur, visiblement, de principe aussi, à une époque où la courtisanerie était à son comble (même par rapport à aujourd’hui). Un homme pas de son époque, à qui rien ne sera épargné. Un mariage d’amour, et puis quoi encore? C’est sans parler de son épouse, courtisane de première, prête à toutes les vilénies pour ne pas froisser le Roi, même à ne pas assister à la mort de sa fille encore dans la fleur de l’âge. Un personnage détestable que n’épargne en rien Jean Teulé.

Sur l’histoire passionnante développée par l’auteur, les dessins de Philippe Bertrand conviennent relativement. J’utilise ce mot, car il a un trait simple, un peu passe partout, qui convient à la période traitée, mais qui moi, ne me parle pas. Trop simpliste justement, ce n’est pas ma tasse de thé. Je préfère les dessins plus poussés, plus expressifs. Je reste sur ma faim. Mais cela n’est pas très grave, puisque le genre même de cet album ne me convient pas.
Mais pour ceux qui ne sont pas dérangés par ça, Le Montespan constitue une lecture des plus plaisantes.

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Une réflexion sur “Le Montespan (Samedi chronique)

  1. PG Luneau 30/01/2011 05:56

    Je me suis procuré cet album en bouquinerie, il y a quelques semaines. Je ne l’aurais probablement pas acheté à plein prix, à cause des dessins, que je trouve un peu trop jetés, moi aussi, mais à
    moitié prix, ça va. Et puis, je crois que je saurai me passionner pour l’histoire, que je connais peu (et je n’avais jamais entendu parler du roman!). Bref, j’ai bien hâte de le lire.
    Parlant d’adaptation de roman en BD, je viens justement de publier ma critique du «Portrait de Dorian Gray, d’Oscar Wilde», paru chez Delcourt lui aussi. Je n’ai pas beaucoup apprécié! Si tu veux
    en savoir plus, viens faire un tour à la Lucarne!

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