Transmetropolitan tome 2- La nouvelle racaille (Vendredi comics)

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Série: Transmetropolitan
Tome: 2
Titre: La nouvelle racaille
Scénariste: Warren Ellis
Dessinateur: Darick Robertson
Editeur VF: Panini Comics
Editeur VO: DC Comics
Label VO: Vertigo
Date de publication VF: Juin 2007

Critique du tome 1/ Critique du tome 3

Spider Jerusalem, le dernier journaliste du monde futuriste, est énervé. Son rédacteur en chef, Royce Mitchell, veut à tout prix qu’il couvre la convention qui désignera le candidat aux présidentielles du parti d’opposition contre le Président La Bête, il veut aussi lui refourguer une assistante dont Spider n’a rien à carrer, et en plus son faiseur ne fonctionne plus. Non, vraiment, ça lui donne envie de botter des culs à tout va. Il va devori s’incliner, le Spider, c’est Royce qui envoie l’argent. Il prendra avec lui l’assistante, et couvrira la convention. Y’a intérêt que le faiseur soit à la hauteur de ses sacrifices… Sans envie, Spider va donc couvrir la campagne de Gary Callahan, le Sourire, et se faire piéger par un truc imprévu: une jolie directrice de campagne réellement honnête, et réellement convaincu de défendre le bon candidat. Une femme intelligente et honnête, en politique, ça ne pouvait que déstabiliser Spider Jerusalem.

Je rattrape une erreur, ayant chroniqué le tome 3 de Transmetropolitan sans jamais faire le 2. J’ai pas compris pourquoi, mais tant pis, je relance les chroniques consacrées au plus défoncé des journalistes.
Pour rappel, le monde futuriste décrit par Warren Ellis est complètement perverti, totalement allumé, et absolument insupportable à fréquenter. Spider Jerusalem est aussi désagréable pour les politiques qu’une fistule anale un soir de première fois pour un puceau romantique (oui, je m’adapte à la tonalité de l’album). Dans ce second tome, Spider entre en collision frontale avec la politique. Après avoir tenté de faire tomber la Bête la fois précédente, le voici de retour en piste. Son affrontement avec Gary Callahan est tout simplement magnifique à lire. La conclusion de l’album (l’élection de Callahan, ce qui ne sera pas une surprise si vous aviez lu ma chronique du tome 3), signe même le plus grand défi de la carrière de Spider. Car Ellis en a fait un affrontement totalement personnel entre les deux personnages.
« La nouvelle racaille », c’est une désignation du peuple par Callahan, alors qu’il était espionné par Spider. Cela me rappelle ceux que Coluche respectait et appelait à voter pour lui pour nos présidentielles de 1981. Tous les exclus, les gens bizarre, différents. Ellis présente une alternative au mandat décadent de la Bête tout aussi dégueulasse. Il n’aime pas les élections, cet homme?
Darrick Robertson, le dessinateur, se livre à tous les délires voulus par le scénariste, pour peu qu’il n’en ait pas rajouté lui aussi. Son style convient très bien, car il apporte un brin de luminosité, de clarté, qui permet au scénario de ne pas nous déprimer totalement. C’est une excellente alliance entre les deux artistes.

Avec ce tome 2, Warren Ellis propose une bande dessinée traitant de Politique, de Journalisme, tout cela sur le mode déconne et provoc. L’intelligence qu’il insuffle entre deux situations hilarantes m’impressionne toujours autant.

 

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