Popeye le Dictapateur (Mercredi classique)

Popeye-le-DictapateurSérie: Popeye
Titre: Popeye le Dictapateur
Auteur: Elzie Cristler Segar
Editeur VF: Denoël Graphic
Editeur VO: Kings Features Syndicate Inc.

Popeye le marin est dégoutté du monde, et décide de construire son arche pour découvrir une terre inconnue, la peupler, et en prendre la tête. Mais pour que ce projet aboutisse, Popeye doit accepter l’argent d’un financeur, qui refuse toute présence féminine dans le nouveau pays. Popeye doit donc recruter un millier d’hommes pour venir fonder avec lui le royaume de Spinachova, laissant derrière lui la douce Olive, qui ne compte pas se laisser faire et décide de suivre Popeye pour le devancer et lui faire payer son rejet des femmes.

Etonnante lecture, trouvée un peu par hasard en bibliothèque. Immédiatement, sans même connaître le contenu, je me suis laissé tenter, voyant en Popeye une superbe chronique pour le Mercredi Classique.
D’abord, rappelons qu’il ne s’agit pas d’une histoire unique, mais d’une compilation de strips publiés dans les journaux. Ca explique complètement le gros défaut de l’album, à savoir la redondance des scènes, des situations. Il fallait réexpliquer souvent l’intrigue, certains faits, pour permettre aux lecteurs de suivre l’histoire au fil des jours. En version compilée, j’aurai quand même tendance à trouver cela un peu indigeste. 197 pages, pas de pause, pas de chapitres, c’est difficile à suivre. Et puis ça traine en longueur. Mais comme le but n’était pas d’être concis et efficace, est-ce bien la peine d’en tenir rigueur à EC Segar? Par contre, finalement, j’ai trouvé les épinards assez peu présents dans l’histoire. Est-ce un lointain souvenir de dessin animé, qui aurait mis l’accent sur l’aspect « potion magique » du légume, plus que les strips?
En tous cas, j’aime bien le trait de l’auteur, un brin brouillon, comme jeté rapidement sur le papier. C’est simple, relativement efficace. Surtout quand on sait que ces strips ont été écrit dans le premier tiers du XXe siècle. Il faut savoir remettre en contexte je pense.

Lecture indispensable, je crois. Pas pour sa qualité intrinsèque, mais plutôt pour le côté « historique ». Popeye appartient à un genre, à une époque, qu’il faut savoir découvrir. Un siècle a passé, permettant à la bande dessinée de prendre son envol, mais il ne faut pas renier les « pionniers » qui ont posé les bases du genre. Content de ma lecture, je suis.

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