Le dernier des mohicans (Semaine Western)

Titre: Le dernier des Mohicans
Scénaristes: Catmalou/ Cromwell
Dessinateur/ Coloriste: Cromwell
Editeur: Soleil
Collection: Noctambule
D’après le roman de James Fenimore Cooper

Histoire connue de tous, au moins par son titre, devenu depuis une expression de la langue française.
1757. Dans ce qui n’est pas encore le Québec, anglais et français se font la guerre pour le contrôle de cette partie du Nouveau-Monde. Chaque camps a enrôlé pour sa cause des tribus indiennes qui elles connaissent le terrain. Iroquois avec les français, Hurons avec les britanniques. Et dans un bastion assiégé de ces derniers, un éclaireur est envoyé chercher du renfort. Le message n’arrivera jamais, et un piège va se tendre autour des troupes d’Albion. Mais les deux derniers membres de la tribu des Mohicans vont venir semer le trouble dans les plans des militaires.

Malgré tout, je ne connaissais pas cette histoire au delà du titre. Impossible donc pour moi de jauger le respect de l’oeuvre initiale.
Et pour une fois, ce que je vais retenir surtout, c’est la claque graphique administrée par Cromwell. En elle-même, l’histoire ne m’a pas passionné. Je n’ai pas eu d’empathie pour les personnages, et je me moquais bien de leur sort. J’ai suivi, en somme. Mais par contre, graphiquement, j’adore. J’avais déjà repéré Cromwell dans le collectif Sur les traces de Luuna II, où il avait produit une histoire sombre et décalée. Plus de 116 pages, dans cet album là, il y a donc de quoi se faire plaisir.
Je ne maîtrise pas les méthodes du dessin, mais les planches de Cromwell me semblent presque comme travaillées à la peinture à huile. Il y a une sensation de matière, de texture, assez incroyable à percevoir sur une feuille de papier. On n’est pas dans la précision du trait, mais dans la force du ressenti, de l’exprimé. Par la couleur, par la netteté, Cromwell parvient parfaitement à doser l’intensité des émotions qu’il souhaite transmettre. J’aime vraiment cette façon de travailler.

Je pense que tout passionné de Bande Dessinée se doit de lire cet album. De le lire deux fois même. Une première pour le tout, et surtout le texte, une deuxième pour prendre le temps de capter l’expressivité du dessin. Il ne faut pas passer à côté de cela.

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