Paroles de taule

Paroles-de-taules

Titre : Paroles de taules

Scénariste : Corbeyran, les prisonniers et surveillants de la maison d’arrêt de Blois

Dessinateurs : Richard Guérineau, Serge Carrère, Franck Margerin, Alain Garrigue, Pic, Edith, Aris, Etienne Davodeau, Jean Michel Lemaire, Michel Janvier, Philipe Coudray, Hyuna Kang, Max Cabanes, Jean-Luc Coudray, Espé, Olivier Balez, Amaury Bouillez, Riad Sattouf,Bézian, Régis Lejonc, Toshy

 

 

Il y a des albums qui possèdent une histoire propre, hors toute considération de scénario.

Cet ouvrage est né des actions d’une association blésoise, BD Boum, qui intervenait à la maison d’arrêt de Blois, pour proposer des ateliers de création de bande dessinée. Un premier ouvrage est né à la suite de ces ateliers, recueil de réflexions, de pensées, Paroles de Taulards.

Et puis l’envie est venue d’en réaliser un second, mais qui cette fois-ci pourrait associer les surveillants, en plus des prisonniers.

 

Voilà donc 25 histoires, qui vont d’une à plusieurs planches. Chacune est « l’œuvre » d’un prisonnier, ou d’un surveillant, au scénario, guidé par le scénariste Richard Corbeyran, et d’un dessinateur. De grands noms se sont associés à l’aventure, tels que Serge Carrère (Léo Loden, Soleil), Franck Margerin (Lucien, humanoïdes associés), ou Etienne Davodeau (un homme est mort, futuropolis).

 

25 histoires, donc, pour mieux appréhender cet univers souvent méconnu qu’est la prison. Autant de moyens pour ses occupants de pouvoir extérioriser leurs craintes, leurs envies, leurs regrets, leur quotidien. Mon histoire préférée restera sans doute la description du parloir, parce qu’elle parle d’amour, de celle qui vous attend, et que vous pouvez tout juste toucher du bout des doigts dans le meilleur des cas. Je me souviens d’avoir vu un reportage sur une prison test, en Amérique du Nord, me semble-t-il, qui permettait aux détenus de passer des « week ends » dans un petit pavillon proche de la prison, sécurisé, avec leur compagne. J’avais trouvé l’initiative pleine d’humanité. Et visiblement, quand on lit Paroles de taule, on réalise combien c’est un besoin pour les prisonniers.

 

Cet album a maintenant sept ans. Je crois qu’il mérite encore qu’on le mette en avant.

Et que l’on mette en avant aussi que la prison doit avoir un rôle de réinsertion, qui sanctionne le non-respects des règles, mais qui n’enfonce pas encore plus dans le monde du crime.

C’est un vœux pieux, je le sais, mais je ne suis pas à un idéalisme prêt.

 

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