Transmetropolitan tome 1

transmetropolitan tome 1

Titre : Transmetropolitan

Tome: 1

Scénariste : Warren Ellis

Dessinateur : Darrick Robertson

Editeur VO : DC Comics

Label : Vertigo

Editeur VF : Panini Comics

Nombre de pages : 272

 

 

Le lecteur de comic books a beaucoup de chances aujourd’hui. Il a désormais accès à des séries qui ont fait référence aux Etats-Unis, en version française. Je vous les présenterai largement sur ce blog, et nous commençons aujourd’hui par Transmetropolitan.

Attention, accrochez vous, c’est du lourd, et ça décolle la rétine.

 

Il était une fois Spider Jerusalem, journaliste à succès dans une mégapole américaine futuriste. Spider Jerusalem est un connard, il faut le dire. Ce mec n’a aucun scrupule, il tuerait père et mère pour un scoop, et se contrefout des conséquences de ses actes. Il est ignoble, immonde, et l’on chuchote qu’avec un simple téléphone, il aurait provoqué de multiples suicides. Un sale con. Seul problème, le monde dans lequel il évolue est encore pire. Il est dégoûtant, il est à gerber, et Spider Jerusalem fait partie des rares qui s’intéressent encore à la vérité. Finalement, c’est le moins pire.

 

Avec cet album, vous avez les grands débuts de cette série, à l’humour décalé, ravageur, et carrément acide. Vertigo est LE label US qui aura permis de sortir ce genre de séries, qui n’avaient pas forcément leur place dans le paysage comics normal. Les albums Vertigo sont souvent des ovnis, par rapport aux comics de super-héros, et bien souvent de pures merveilles.

Ellis est un auteur qui aime flinguer. Et dans Transmetropolitan, il se fait plaisir. Sous prétexte de croquer le futur, il cartonne bien  son présent.

Société de consommation à outrance, Etat policier répressif, Eglises manipulatrices et dangereuses, le futur de l’humanité décrit ici regroupe toutes les conneries possibles et imaginables de la fin des années 90. En version grossies et amplifiées, bien entendu, histoire de rendre la critique encore plus drôle.

 

Alors oui, bien sûr, c’est vulgaire, c’est gras, c’est violent. Mais c’est résolument à l’image de notre société moderne, et l’on sent bien que Warren Ellis le déplore.
Et ça doit aussi nous pousser à nous regarder le nombril, à nous remettre en question.

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