Superman Red Son

Superman-Red-Son

Titre : Superman Red Son

Scénariste : Mark Millar

(Voir sa bio sur Marvel World)

Dessinateur : Dave johnson/ Kilian Plunkett

Editeur VO : DC Comics

Label : Elseword

Editeur VF : Panini Comics

Collection : DC Heroes

 

Voilà un moment que je n’avais pas parlé comics, alors que je lis principalement de la bande dessinée américaine.

Aujourd’hui, je vous parlerai donc d’un album qui me tient à cœur, Superman Red Son.

Le principe de la collection Elseword, dont cette histoire est tirée, c’est de proposer des visions « alternatives » des héros DC, afin de permettre aux auteurs de s’amuser avec les personnages sans casser soixante années d’histoires.

Mark Millar est un auteur clairement engagé à gauche. Alors il a posé la question : Et si Superman, à son arrivée sur Terre, était tombé en URSS et non au cœur des USA ?

 

C’est donc tout le thème de cet album. Dans les années 50, Superman est une icône du soviétisme Stalinien, un homme d’acier, aux côtés de l’homme de fer. Lex Luthor lui, devient le premier scientifique américain, dans une nouvelle course aux armements.

Mais un jour, Staline meurt, et Superman devient le nouveau dirigeant de l’URSS. Peut à peu, grâce à ce dirigeant « éclairé », l’URSS devient un véritable paradis, tandis que les Etats-Unis se retrouvent rongés par leur liberté à tout crin.

Luthor tente tout ce qu’il peut pour faire chuter Superman, et les années passent sans qu’il n’y parvienne.

Luthor devient même président des Etats-Unis.

 

Leur affrontement prendra fin, par la chute de l’URSS, et le développement d’un Etat mondial, gouverné par la sagesse. Je ne dévoile pas trop la fin, les évènements sont multiples et vraiment passionnants à suivre.

 

Mark Millar livre une saga géniale, et vraiment inspirée. Un superman communiste est vraiment une grande idée. Certes, il démontre que l’avènement du communisme (encore que le régime de Superman n’en soit pas vraiment un au sens marxiste du terme) passe par une restriction de la valeur liberté, au profit d’autres valeurs, comme la justice, par exemple. Millar démontre aussi les travers d’une société à contrario basée sur l’individualisme et la liberté à outrance.

 

Terminons par le dessin. Deux dessinateurs sont à l’œuvre pour les six numéros, car le premier, Dave Johnson, aura du arrêter la série au cours du deuxième numéro. DC a donc du lui trouver au plus vite un remplaçant, afin que la série, fortement appréciée par les critiques dès le premier numéro, puisse continuer.

 

Donc, si vous en avez assez du Superman taillé dans un drapeau américain, lisez Superman Red Son.

Do Svedanya Tovaritch.

Une réflexion sur “Superman Red Son

  1. Pingback: Superman Loïs et Clark, Dan Jurgens, Lee Weeks, Urban Comics | Les Chroniques de l'invisible

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